Le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu, jeudi 29 mai, à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), avec 76,18 % des voix dès le troisième tour de scrutin. Il devient ainsi le 9ᵉ président de cette institution financière panafricaine, succédant au Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015.
Âgé de 60 ans, Sidi Ould Tah apporte une solide expérience du développement financier en Afrique. Il occupait jusqu’ici la direction de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), institution basée à Khartoum et soutenue par les pays membres de la Ligue arabe. Sous sa direction, la BADEA a considérablement accru ses capacités de financement et a vu sa notation de crédit nettement améliorée, consolidant ainsi sa place parmi les acteurs clés du financement du développement sur le continent.
Lors de sa première prise de parole en tant que président élu, Ould Tah a exprimé sa gratitude envers les pays africains pour leur confiance. « Je suis prêt à me mettre au travail », a-t-il déclaré, esquissant les grandes lignes de son mandat à venir. Son programme s’articule autour de trois priorités : la mobilisation de capitaux à grande échelle, la valorisation du dividende démographique africain et la mise en valeur des ressources naturelles du continent.
Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre, à un moment charnière pour la BAD. L’institution, dont le capital s’élève actuellement à 318 milliards de dollars, est appelée à amplifier son impact financier, en particulier face aux défis liés à la croissance inclusive, aux transitions énergétiques et à la résilience climatique en Afrique.
L’élection de Sidi Ould Tah marque un tournant stratégique pour la BAD, qui mise sur son leadership pour renforcer son rôle en tant que moteur du développement économique du continent.

