– Une vive contestation secoue l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG). Ce mardi 3 juin, le personnel de l’institution a déclenché un débrayage général pour protester contre la gestion jugée autoritaire et opaque du directeur exécutif, Dr Mohamed Bérété.
Les travailleurs dénoncent notamment une tentative de réforme unilatérale de l’organigramme de l’agence, sans consultation des cadres concernés ni de son adjoint. « Nous rejetons l’organigramme que veut nous imposer Monsieur Bérété. Il l’a élaboré seul, sans l’avis des cadres ni des experts internes », déplorent-ils dans une plateforme de revendications.
Parmi les principales doléances figurent :
- Le refus catégorique de la réduction « drastique » du personnel, jugée injustifiée ;
- La réhabilitation immédiate des salaires, certains ayant été diminués jusqu’à 70 % ;
- Le rétablissement des frais de carburant, supprimés depuis août 2024 sans justification ;
- La reconduction des contrats de 34 agents contractuels assermentés, dont plusieurs ont servi plus d’une décennie au sein de l’agence ;
Le paiement intégral des salaires impayés pour les mois durant lesquels ces agents ont travaillé sans rémunératio

