Ce jeudi 12 juin 2025, les épreuves des examens nationaux ont officiellement débuté dans la commune de Matoto. Un lancement placé sous haute vigilance, dans un contexte de réforme et de responsabilisation du système éducatif guinéen.
Une cérémonie officielle à Gbéssia Port 1
La cérémonie de lancement des examens s’est tenue à l’école primaire de Gbéssia Port 1, en présence de plusieurs personnalités : M. Morlaye Yattara, Inspecteur général de l’Éducation, un représentant de la mairie de Matoto, ainsi que le Directeur Communal de l’Éducation, M. Sékou Kaba.
Face aux nombreux candidats réunis, les autorités ont affiché leur détermination à garantir le bon déroulement des épreuves. Elles ont aussi encouragé les élèves à faire preuve de sérieux et à donner le meilleur d’eux-mêmes.
30 522 candidats à Matoto
Selon le DCE de Matoto, M. Sékou Kaba, la commune enregistre cette année 30 522 candidats, dont 16 032 filles, répartis dans 62 centres, dont trois pour l’enseignement franco-arabe.
« Toutes les mesures ont été prises pour garantir un bon déroulement des épreuves », a-t-il affirmé. « C’est un examen que nous voulons responsable. Chaque acteur doit faire preuve de rigueur, de neutralité et de sérieux, que ce soit en salle ou dans la supervision. L’objectif n’est pas d’éliminer, mais d’évaluer dans un cadre juste et équitable. »
Un message fort du Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire
À l’échelle nationale, le Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a adressé un message solennel à l’ensemble des élèves, enseignants et parents. Il a salué la quiétude sociale ayant marqué l’année scolaire, et exprimé sa gratitude envers tous les acteurs éducatifs pour leur sens du devoir.
Le ministre a rappelé les chiffres clés de cette session 2025 :
- 566 069 élèves concernés au total
- 313 283 au primaire
- 179 849 au collège
- 72 937 au lycée
- 1 497 centres d’examen, mobilisant plus de 45 000 enseignants
Un appel à la responsabilité collective
Dans son allocution, le ministre a insisté sur la nécessité de refonder le système éducatif en revenant aux fondamentaux : respect des textes, rigueur administrative, mérite et équité. Il a mis en garde contre toute forme de tricherie et de laxisme :
« Ce que nous avons de plus important à faire, c’est de relancer le niveau de notre éducation pour faire du capital humain guinéen une force essentielle du développement. »
S’adressant directement aux jeunes, il les a exhortés à refuser la fraude et à s’engager pleinement dans leur réussite, prenant en exemple deux élèves guinéens récemment distingués au concours international de dictée PGL.
Une vision pour l’avenir
La mobilisation autour de ces examens reflète l’engagement du gouvernement dans le cadre du Programme Simandou 2040, où l’éducation tient une place centrale. Le ministre a conclu en renouvelant sa confiance aux enseignants, en félicitant les élèves pour leur implication, et en remerciant les plus hautes autorités du pays pour leur soutien constant à l’éducation.

