Le procès en appel de Dr Ibrahima Kourouma, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, s’est ouvert ce mardi devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Mais l’audience a finalement été renvoyée, faute de comparution de la partie civile.
Le dossier oppose l’État guinéen à Dr Kourouma ainsi qu’à Mohamed V. Sankhon, ex-directeur administratif et financier du ministère. Lors du premier jugement rendu le 14 mai dernier, Dr Kourouma avait été condamné à quatre ans de prison ferme et à une amende de trois milliards de francs guinéens. En revanche, les poursuites contre Mohamed V. Sankhon avaient été abandonnées.
Ce mardi, à l’ouverture des débats, l’absence de l’agent judiciaire de l’État – représentant la partie civile – a été constatée. Le procureur spécial a alors proposé un renvoi de l’affaire, ce qui a immédiatement provoqué des tensions dans la salle.
Les avocats de Dr Kourouma se sont vigoureusement opposés à cette demande, soutenant que la partie civile avait été dûment informée de la date de l’audience. À l’inverse, la défense de Mohamed V. Sankhon a accepté le principe du renvoi, à condition que toutes les parties soient présentes à la prochaine audience.
Face à ces positions divergentes, le président de la cour, Francis Kova Zoumanigui, a tranché : « L’affaire est renvoyée au 7 octobre 2025 à 9h00 pour la comparution régulière de la partie civile », a-t-il déclaré, en invitant le ministère public à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer cette présence.
L’audience reprendra donc dans un peu plus de deux mois, avec l’enjeu de faire avancer ce dossier emblématique de la lutte contre les crimes économiques en Guinée.

