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Politique

Guinée : la bataille pour la magistrature suprême s’annonce serrée

By 10 octobre 2025Aucun commentaire3 Mins Read
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La bataille pour la magistrature suprême s’annonce particulièrement animée en Guinée. Ce jeudi 9 octobre, la Directrice générale des élections, Djenab Touré, a annoncé que 50 partis politiques et 16 candidats indépendants ont officiellement déclaré leur intention de participer à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. L’annonce a été faite lors d’un point de presse tenu dans la salle de conférence de la Direction générale des élections (DGE).

Un engouement politique inédit

Selon Mme Touré, cette forte mobilisation traduit « l’intérêt et la vitalité démocratique » autour du processus de retour à l’ordre constitutionnel. Elle a rappelé que la mise en place des différentes commissions électorales ainsi que la fixation des cautions s’inscrivent dans le respect des dispositions du nouveau Code électoral.
« La caution de candidature est un élément constitutif du dossier de candidature à toutes les élections. D’ailleurs, il existe une caution à tous les niveaux », a-t-elle précisé.

Cette caution, a-t-elle poursuivi, est calculée sur la base des coûts liés à la confection du bulletin de vote. Une commission spécialisée a été chargée d’en proposer le montant afin de permettre à chaque prétendant de s’acquitter de cette obligation. Les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages verront leur caution remboursée, tandis que les autres contributions seront versées au Trésor public, en appui au financement des bulletins de vote.

Un dispositif institutionnel adapté à la transition

Sur le plan institutionnel, la DGE a souligné que plusieurs organes se partagent les rôles dans la supervision du processus électoral. « La première commission n’est même pas présidée par nous. Elle est dirigée par l’ONASUR, tandis qu’une autre sera présidée par la Cour suprême, qui joue actuellement le rôle de la Cour constitutionnelle », a expliqué Mme Touré.

Conformément aux dispositions transitoires du Code électoral, la Cour suprême conserve donc les prérogatives de la Cour constitutionnelle, tandis que la DGE assure la coordination technique du processus.

Cinquante formations politiques en compétition

Du côté des partis politiques, cinquante formations ont officiellement déclaré, sous serment, leur intention de présenter un candidat à la présidentielle. Parmi elles figurent :

le Parti pour la Prospérité et le Renouveau de Guinée (PPGR),

le Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance (RGA),

le Parti Guinée Moderne (PGM),

le Parti des Jeunes pour le Développement de la Guinée (PJDG),

le Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG),

l’Alliance des Républicains pour le Progrès (APR),

le Parti pour la Réconciliation et le Travail (PRT),

le Parti Serviteur du Peuple (PSP),

la Force des Intègres pour la Démocratie et la Liberté Fidèle,

l’Union des Forces Nouvelles de Guinée (UFNG),

le Bloc Libéral (BL),

le Rassemblement pour la Démocratie Nationale (RDN),
ainsi que plusieurs autres structures, parmi lesquelles le Front Démocratique de Guinée (FDG), l’Union des Forces Démocratiques (UFD) ou encore le Parti du Peuple de Guinée-Afrique (PPGA).

Seize indépendants dans la course

En dehors des formations politiques, seize candidatures indépendantes ont également été enregistrées auprès de la DGE. Parmi ces postulants figurent notamment Soriba Bangoura, Dr Ben Youssouf Keïta, Robert Téa, Dr Sidibé, Mandjou Moro, Aboubacar Aïssata Diallo, Ibrahima Sory Touré, Thierno Souleymane Baldé, Mamadou Aliou Thiam, Abdoulaye Diallo, Amadou Thierno Diallo, Boun Oumar Sow, Étienne Soropogui, Alpha Condé II, Saïdou M’Baye, Mamadou Djan Barry et Moussa Baldé.

Ces différents candidats seront soumis, au même titre que les partis politiques, aux commissions ad hoc chargées de la vérification des dossiers et du suivi du processus électoral.

À moins de trois mois du scrutin, la compétition s’annonce particulièrement ouverte, avec un nombre record de candidatures qui témoigne de la pluralité et du regain d’intérêt pour la scène politique guinéenne.

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