Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a rendu publique, hier, la liste des partis politiques désormais autorisés à exercer leurs activités en Guinée. Parmi eux figure l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sydia Touré. Une annonce accueillie avec satisfaction mais aussi avec prudence par M. Mouctar Kalissa, secrétaire national à la jeunesse du parti.
Mouctar Kalissa a d’abord tenu à rappeler que cette reconnaissance officielle n’est pas une faveur, mais un droit obtenu à la suite d’un travail rigoureux : « Nous n’avons pas d’autre sentiment que celui du devoir accompli. L’UFR est un grand parti politique dirigé par un technocrate intègre. Si on nous a demandé de corriger certains manquements et que nous y sommes parvenus, c’est tout à fait normal. Ce n’est pas une raison de faire des réjouissances. »
Interrogé sur le cas des grands partis politiques comme l’UFDG et le RPG, toujours en attente de leur certification, le responsable de la jeunesse de l’UFR a préféré la prudence : « Nous connaissons tous les réalités politiques du pays. Si l’UFR a réussi à se conformer, c’est grâce à la rigueur et à la compétence de notre leader, M. Sydia Touré. Nous avons organisé notre congrès, réglé nos problèmes internes et respecté les exigences légales. »
« L’UFR vise désormais la présidentielle de 2025 »
Pour Mouctar. Kalissa, cette étape administrative marque le point de départ d’un nouvel élan politique : «Nous ne nous arrêtons pas là. Notre objectif, c’est la présidentielle du 28 décembre 2025. L’UFR ira à cette élection avec son leader, M. Sydia Touré, l’homme du consensus national. »
Le jeune responsable affirme que le pays a besoin d’un dirigeant compétent, intègre et expérimenté pour sortir de l’ornière : « La Guinée a du retard, non pas parce qu’elle manque d’hommes, mais parce qu’elle n’a pas encore eu d’hommes intègres à sa tête. Sydia Touré incarne aujourd’hui cette compétence et cette rigueur dont la nation a besoin. »
Sur la limitation d’âge : « Un recul démocratique »
Abordant la question de la limitation d’âge pour les candidats à la présidentielle, Mouctar Kalissa s’est montré très critique : « La question de l’âge est une invention politique pour écarter certains leaders. Dans les grandes démocraties comme les États-Unis ou la France, on ne limite pas l’âge, on parle de compétence. Ceux qui veulent restreindre l’âge creusent un trou dans lequel ils risquent de tomber eux-mêmes. »
Selon lui, la priorité devrait être ailleurs : « Au lieu de parler de la limitation d’âge, on devrait plutôt exiger un niveau universitaire minimum pour diriger le pays. La Guinée ne peut pas continuer à confier son avenir à des dirigeants qui n’ont pas le bagage intellectuel nécessaire. C’est cela le vrai débat. »
En conclusion, Mouctar Kalissa a réaffirmé la détermination de son parti à participer pleinement à la vie politique nationale : « L’UFR est prête. Nous croyons en notre leader, en sa vision et en la jeunesse guinéenne. Notre combat, c’est celui du développement et de la compétence. »

