Le président du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Millimono, s’est rendu ce vendredi à la Cour suprême pour introduire un recours en annulation du nouveau Code électoral récemment promulgué. Il conteste la légalité de cette promulgation et demande, en outre, la dissolution de la Direction générale des élections (DGE).
Selon le leader du BL, la promulgation du Code électoral s’est faite dans l’illégalité. « La première chose que nous demandons, c’est l’annulation du Code électoral, parce que sa promulgation a péché. Elle a été faite d’une manière illégale », a-t-il déclaré devant la presse.
La deuxième requête du parti concerne la dissolution de la DGE, qu’il juge inapte à organiser les prochaines élections. La DGE a été mise en place pour gérer le processus référendaire, dont on connaît tous les irrégularités. Elle relève du ministère de l’Administration du territoire, or cette administration fait partie de la fonction publique guinéenne, elle-même profondément politisée, déplore Dr Millimono.
L’opposant accuse l’administration publique d’être sous l’influence du pouvoir en place : « Aujourd’hui, du Premier ministre au dernier planton, chacun est militant du CNRD. On ne peut pas confier l’organisation d’une élection aussi importante que la présidentielle à un organe dépendant de l’équipe adverse. »
Pour le président du Bloc Libéral, la solution passe par la création d’un véritable organe indépendant chargé de la gestion des élections. « Nous demandons, au nom de la paix, que la DGE soit dissoute et qu’une loi organique soit rapidement élaborée pour mettre en place un organe électoral indépendant. C’est à cette condition que nous pourrons espérer des élections crédibles, transparentes et inclusives », a-t-il plaidé.
Dr Faya Millimono prévient que maintenir l’actuelle structure électorale conduirait le pays vers de nouvelles crises : « Si nous allons aux élections dans ces conditions, c’est la pagaille qui nous attend. Et c’est précisément ce que nous voulons éviter. »

