Quelques mois seulement après la tenue de la deuxième session de l’exercice 2025, le Conseil de ville de Conakry s’est réuni de nouveau ce jeudi 27 novembre 2025, dans la salle de réunion du Gouvernorat, pour organiser sa troisième session budgétaire.
L’objectif de cette session était de remanier le budget afin d’intégrer plusieurs projets prioritaires disséminés dans le Grand Conakry.
Placée sous l’égide du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, représenté par le Directeur national des collectivités locales, Dr Mohamed Faro, la session a porté sur l’examen d’un budget prévisionnel équilibré en recettes et en dépenses, s’élevant à 436 milliards 966 millions 317 mille 348 GNF.
Cette enveloppe devra permettre la réalisation de plusieurs chantiers jugés prioritaires, notamment la construction d’une cinquième piscine au Jardin du 2-Octobre, l’édification de 11 latrines publiques à Conakry, le réaménagement et l’entretien de plusieurs ronds-points, la construction et l’équipement de l’Hôtel de ville, ainsi que la création d’un nouveau jardin d’enfants en haute banlieue.
La présidente du Conseil de ville, Hadja M’Mahawa Sylla, Gouverneure de Conakry, entourée de son cabinet, des membres statutaires du Conseil et des présidents des délégations spéciales des treize communes urbaines, a expliqué les raisons de cette session supplémentaire. Elle a évoqué « l’existence d’une multitude de chantiers en cours et d’autres à intégrer dans l’exercice 2025 », notamment l’achèvement des sièges des mairies des nouvelles communes.
Elle a également salué la collaboration « fructueuse » entre le Gouvernorat et les acteurs locaux, avant d’annoncer l’acquisition de nouveaux véhicules et engins pour les mairies, ainsi que la réception du dernier lot de tractopelles offerts par le Chef de l’État aux communes urbaines du Grand Conakry.
Pour sa part, le Directeur national des collectivités locales, Dr Mohamed Faro, a souligné le caractère impératif de cette session. Selon lui, « Conakry doit être à la hauteur de ses ambitions », ce qui nécessite des efforts accrus pour la mobilisation des recettes, malgré les progrès déjà enregistrés.

