Une vive agitation a été signalée tôt ce matin dans le secteur de Transis, à la suite d’une opération de contrôle menée par la garde communale pour empêcher la réoccupation de sites récemment déguerpis. Les autorités locales affirment qu’il ne s’agissait pas d’une véritable émeute, mais d’une situation provoquée par une supposée instigation extérieure.
Selon Aboubacar Sabari Conté, membre de la délégation spéciale communale et président de la commission de déguerpissement, les agents municipaux agissaient sur instruction des autorités pour sécuriser les zones libérées et éviter le retour d’occupants jugés anarchiques. Il explique que des patrouilles ont été déployées dès 5 heures du matin sur plusieurs sites concernés.
D’après lui, les troubles seraient liés à l’intervention d’une administratrice identifiée comme Yaha Camara, qu’il accuse d’avoir mobilisé des femmes pour s’opposer à l’opération et jeter des pierres sur les agents. Il affirme également que des informations recueillies sur place feraient état de transactions financières présumées visant à encourager la réinstallation des occupantes sur les lieux jusqu’à la fin du Ramadan — des accusations qui n’ont pas pu être confirmées de source indépendante.
Face à la tension, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser les attroupements et rétablir la circulation. Les autorités locales assurent que le calme est revenu, même si des embouteillages ont été signalés durant l’incident.
Le maire, Ali mande mansa, a été saisi d’un rapport officiel transmis par la garde communale. Selon M. Conté, ce document a été envoyé à la hiérarchie administrative, et une réunion élargie avec les forces de défense et de sécurité pourrait être convoquée afin de décider des mesures à prendre.
Les responsables communaux indiquent par ailleurs que des espaces de relocalisation auraient été proposés à certaines commerçantes concernées par les déguerpissements, mais que ces solutions seraient contestées par les intéressées.
À ce stade, aucune déclaration publique de la personne mise en cause n’a été rendue disponible. Les autorités annoncent attendre les orientations de l’échelon supérieur pour la suite de la procédure.

