Lors de sa prise de parole, le responsable de la Direction Générale des Élections (DGE) a tenu à rappeler le contexte du dépôt des candidatures. Selon lui, la date limite était fixée au 3 avril à minuit, mais certains candidats sont restés sur place jusqu’au 5 avril pour finaliser leurs dossiers.
Il insiste sur le fait que plusieurs témoins, notamment des journalistes, ont pu constater que certains candidats ont passé la nuit sur les lieux en raison de leur arrivée tardive.
Première réaction forte : les retards et difficultés rencontrés ne relèvent pas d’un dysfonctionnement de l’administration, mais d’un manque d’anticipation de certains candidats.
Face aux accusations de manque de transparence, la DGE affirme avoir respecté les procédures de notification.
Chaque candidat ayant déposé un dossier a reçu un récépissé, considéré comme une notification officielle. Ces documents indiquaient clairement les pièces manquantes.
« Comment peut-on prétendre que la DGE n’a pas notifié les candidats, alors que chaque dossier comporte les éléments manquants ? »
Les candidats avaient donc la possibilité de compléter leurs dossiers dans les délais prévus par les articles 166 et 167 du code électoral.
Un point central des critiques concerne le rejet de certaines listes. La DGE répond fermement :
« Sans caution, votre liste est rejetée. Et après cela, vous parlez d’irrégularité ? »
Le responsable rappelle qu’une dérogation exceptionnelle a été accordée jusqu’au 8 avril, alors que la loi fixait la clôture au 9 avril. Malgré cela, certains candidats n’avaient toujours pas payé leurs cautions.
Il rejette également les accusations visant le Trésor public :
« Le Trésor ne fait qu’exécuter la loi. Les comptes étaient ouverts jusqu’au délai légal. »
En s’appuyant sur l’article 242 du code électoral, la DGE précise que tout rejet doit être notifié dans un délai de 10 jours après le dépôt.
La majorité des dossiers ayant été déposés le 3 avril, les délais ont été respectés. Les candidats disposaient ensuite de recours devant les tribunaux, qui doivent statuer rapidement.
La justice comme arbitre : l’exemple du FRONDEG
Pour illustrer le fonctionnement du système, la DGE cite le cas du FRONDEG, qui a saisi la Cour suprême et obtenu gain de cause lors des législatives.
« La justice a fait son travail. Le candidat concerné a été rétabli. »
Cet exemple est présenté comme une preuve que les recours existent et peuvent aboutir.
Le responsable dénonce certaines critiques qu’il considère comme motivées par des frustrations personnelles plutôt que par des irrégularités réelles :
« Il ne faut pas chercher à décrédibiliser le processus par insatisfaction personnelle. »
Il insiste sur la nécessité de respecter les voies légales plutôt que de remettre en cause l’ensemble du processus électoral.
Polémique autour de la légitimité de certains acteurs politiques
concerne la prise de parole de certains responsables politiques.
Le cas du Dr Faya est évoqué : selon la DGE, celui-ci n’aurait plus la légitimité de s’exprimer au nom de son parti après avoir quitté la présidence au profit d’un nouveau dirigeant, Oumar Sanoh.
« Il n’a donc aucune légitimité pour commenter ces élections. »
Il est également rappelé que seuls les têtes de liste ou leurs mandataires peuvent introduire des recours.
Concernant les cas d’inéligibilité, la DGE affirme avoir agi dans le strict respect des textes.
Elle précise que son rôle se limite à vérifier l’existence de documents administratifs, comme les lettres de démission, sans pouvoir imposer des démarches supplémentaires aux candidats.
« Ce n’est pas à la DGE d’obliger quelqu’un à faire une déclaration publique de démission. »
A rappelé que le responsable de la DGE reconnaît que le processus peut faire l’objet de critiques, mais rejette toute accusation d’irrégularité systémique.
« Je ne dis pas que notre travail est parfait, mais il a été fait conformément à la loi. »
Il affirme assumer pleinement ses décisions, notamment le refus d’accorder des dérogations supplémentaires en dehors du cadre légal.
Résumé de l’essentiel
Les retards dans les dépôts sont imputés aux candidats eux-mêmes.
Les notifications ont été faites via les récépissés détaillant les dossiers incomplets.
Le non-paiement des cautions dans les délais légaux explique plusieurs rejets.
Les délais de traitement et de recours ont été respectés selon la loi.
La justice reste l’arbitre, comme le montre le cas du FRONDEG.
Certaines critiques sont perçues comme politiques plutôt que juridiques.
La DGE assume une application stricte de la loi sans dérogation supplémentaire.
Laleman Guinée

