Le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a réagi aux violences sexuelles présumées commises contre des mineures dans la préfecture de Mandiana. Dans un communiqué publié ce mercredi, le département condamne fermement ces actes qualifiés de « crimes » et annonce la poursuite des mesures judiciaires et sociales en faveur des survivantes.
L’affaire, dont des vidéos diffusées récemment sur les réseaux sociaux ont provoqué une vive émotion en Guinée, fait l’objet d’un suivi particulier de la part des autorités. Le gouvernement affirme condamner « avec la plus grande fermeté » ces violences, qu’il considère comme « une violation grave des droits de l’enfant, une atteinte à la dignité humaine et une infraction sévèrement réprimée par les lois de la République ».
Le ministère dénonce également la diffusion des images liées à ces violences sur les plateformes numériques. Selon lui, le partage de ces contenus porte atteinte à la dignité des victimes, accentue leur traumatisme et compromet leur processus de reconstruction.
D’après le communiqué, dès le signalement des faits en avril dernier, les services compétents ont été mobilisés. Les auteurs présumés auraient été interpellés puis mis à la disposition de la justice afin de répondre de leurs actes conformément aux lois en vigueur.
Au-delà de la procédure judiciaire, les autorités indiquent qu’un accompagnement psychologique, social et médical a été engagé en faveur des survivantes. Leur accueil au Centre d’autonomisation des femmes de Mandiana a également été prévu afin de faciliter leur réinsertion dans un cadre sécurisé.
Le département rappelle que « le viol est un crime » et précise qu’aucun arrangement social, culturel ou communautaire ne doit empêcher l’application de la loi. Les auteurs présumés ainsi que leurs éventuels complices devront, selon le ministère, répondre de leurs responsabilités devant les juridictions compétentes.
Face aux réactions observées sur certaines plateformes numériques, le gouvernement dénonce également les discours visant à culpabiliser les victimes ou à banaliser les violences sexuelles. « Rien ne saurait justifier de tels crimes », rappelle le ministère, qui estime qu’aucune survivante ne peut être tenue responsable des violences subies.
Les autorités invitent les parents, les responsables communautaires, les leaders religieux et l’ensemble des citoyens à signaler tout cas de violence sexuelle ou de violence contre les enfants auprès des services compétents, notamment le Service central de protection des personnes vulnérables, l’OPROGEM et les services sociaux.
Le ministère affirme enfin que la protection des femmes, des jeunes filles et des enfants demeure une priorité de l’action publique. Il annonce le renforcement des actions de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des victimes sur toute l’étendue du territoire national.
« La dignité des survivantes est non négociable », conclut le département, qui réaffirme son engagement à œuvrer pour que justice soit rendue et que les droits des victimes soient pleinement garantis.

