L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. Selon les autorités congolaises, 2 325 personnes sont mortes sur 4 945 cas confirmés.
Le bilan dépasse désormais celui de l’épidémie de 2018-2020, qui avait fait 2 299 morts sur 3 481 cas, dont 3 323 cas confirmés, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La maladie touche actuellement 55 zones de santé, réparties dans six provinces : le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. L’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie.
Le taux de létalité atteint 47 %. Par ailleurs, 730 patients sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement, tandis que 1 040 personnes ont guéri, dont 34 au cours des dernières 24 heures.
Le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades atteint 85,3 %, dépassant ainsi le seuil opérationnel fixé à 85 %.
Selon le chef des affaires humanitaires de l’ONU, cette flambée, provoquée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, est la plus rapide jamais enregistrée et ferait une victime toutes les 30 minutes.
À ce jour, aucun traitement spécifique n’est officiellement approuvé contre cette souche. Plusieurs traitements et vaccins candidats sont toutefois en cours de développement, selon l’OMS.
Cette nouvelle flambée constitue donc une importante alerte sanitaire pour la RDC et les pays voisins.

