La Section syndicale de l’Union des travailleurs parlementaires, affiliée à l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), a tenu ce mardi une conférence de presse à Conakry pour se prononcer sur le renouvellement de son bureau syndical, prévu ce mercredi 9 septembre, ainsi que sur la suspension annoncée du bureau par le Secrétaire général de l’Assemblée nationale.
Lors de cette rencontre avec les médias, Ismaël Gassim Kalissa, Secrétaire général du Bureau syndical, a expliqué que la conférence avait pour objectif d’informer l’opinion publique et la presse sur la tenue de l’élection de renouvellement du bureau de la section syndicale.
Selon Ismaël Gassim Kalissa, les responsables syndicaux avaient préalablement informé le Secrétaire général de l’Assemblée nationale de leur volonté d’organiser cette élection.
« Nous avons informé le Secrétaire général de l’Assemblée nationale conformément au principe, pour qu’il puisse être informé de la tenue de cette élection le 09 septembre 2026 », a-t-il expliqué.
Les responsables syndicaux affirment également avoir entrepris des démarches auprès des autorités administratives, notamment pour obtenir la mise à disposition d’une salle destinée à accueillir l’élection.
La principale controverse porte toutefois sur un communiqué annonçant la suspension du bureau syndical. Pour la Section syndicale, cette décision est dépourvue de fondement juridique et ne relève pas des compétences du Secrétaire général de l’Assemblée nationale.
« Nous avons dit que ce communiqué est illégal parce que cela ne répond à aucun principe de légalité », a déclaré Ismaël Gassim Kalissa.
Le responsable syndical estime que l’administration parlementaire ne dispose d’aucun pouvoir pour intervenir dans l’organisation interne de la structure syndicale.
Pour les responsables de la Section syndicale, leur structure doit être distinguée d’une fédération, d’une délégation syndicale ou encore d’un syndicat national. Ils considèrent que les règles régissant leur renouvellement relèvent de leur organisation syndicale et de leur centrale, l’USTG.
« Nous sommes une section syndicale. Ça veut dire que c’est la plus petite structure syndicale. Ce n’est pas une fédération, ce n’est pas une délégation syndicale, ce n’est pas un syndicat national », a précisé le Secrétaire général du bureau syndical.
Il soutient ainsi que l’organisation de l’élection relève de l’autonomie syndicale et que le nouveau bureau issu du scrutin doit ensuite être transmis aux autorités compétentes.
La question de l’expiration du mandat de l’actuel bureau a également été évoquée. Ismaël Gassim Kalissa reconnaît que le mandat est arrivé à son terme, mais rappelle que le renouvellement avait précisément été programmé pour répondre à cette situation.
Il affirme que les responsables syndicaux avaient annoncé leur intention d’organiser l’élection dès le 31 août, soit avant la publication du communiqué de suspension qu’ils contestent et qui serait intervenu le 4 septembre.
Malgré le désaccord avec l’administration parlementaire, la Section syndicale affirme vouloir maintenir son processus électoral et appelle à ce que celui-ci se déroule dans le calme.
« Nous partons pacifiquement pour tenir notre élection dans la paix, dans la culture. C’est une démocratie sociale », a déclaré le responsable syndical.
La Section syndicale réaffirme donc son intention de procéder au renouvellement de son bureau ce mercredi 9 septembre, tout en rejetant le communiqué de suspension et en revendiquant son autonomie dans l’organisation de ses affaires internes.
Ismaël Gassim Kalissa a par ailleurs rappelé que des difficultés similaires auraient déjà opposé cette structure syndicale à l’administration parlementaire par le passé, notamment sous la direction de l’ancien Secrétaire général, Dr Béa
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