À Kankan, trois personnes sont poursuivies dans une affaire de disparition d’un câble électrique de 200 mètres sur le chantier de construction du nouvel hôpital régional.
Le câble, qui se trouvait sur le site, aurait disparu au mois de juin dernier. À la suite de cette disparition, plusieurs personnes intervenant sur le chantier ont été convoquées et entendues dans le cadre de l’enquête.
Selon le substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Mamadi 2 Kébé, huit personnes ont été interrogées par le ministère public.
<<Depuis le mois de juin, le câble électrique de 200 mètres se trouvant sur le chantier du nouvel hôpital de Kankan a disparu. Nous avons appelé, un à un, tous ceux qui travaillaient sur le site pour les interroger. Au total, huit personnes ont été entendues>>, a expliqué le magistrat.
Après examen des éléments du dossier, le parquet a décidé de retenir la responsabilité pénale de trois personnes. Il s’agit, d’après le substitut du procureur, des agents chargés de la surveillance et de la garde du chantier, notamment ceux qui assuraient les permanences de jour et de nuit.
<<Après vérification, le ministère public a estimé que seules trois personnes doivent répondre pénalement de cette disparition, en raison de leur responsabilité dans la surveillance et la garde du chantier ainsi que des matériels qui s’y trouvent>>, a-t-il précisé.
Les autres personnes entendues dans le cadre de l’enquête ont, quant à elles, été mises hors de cause par le ministère public.
À l’encontre des trois prévenus, le parquet a requis un an de peine pour chacun ainsi que le paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens chacun.
La décision finale revient désormais au Tribunal de première instance de Kankan, qui devra statuer sur les faits reprochés aux trois prévenus.
Kokoly Joseph kolié, correspondant régional à kankan.

