Après la suspension de la diffusion de France 24 en Guinée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), Vanessa Burggraf, directrice de la chaîne d’information internationale, a adressé une lettre officielle au président de la République, le général Mamadi Doumbouya.
Dans ce courrier daté du 17 septembre 2026, la direction de France 24 tente de désamorcer la crise survenue après la diffusion, le mardi 14 septembre, d’un propos jugé offensant envers le chef de l’État guinéen.
« Un qualificatif inexact » et sans intention de nuire
Revenant sur les faits, Vanessa Burggraf reconnaît qu’un journaliste de l’antenne a employé un « qualificatif inexact » à l’égard de la fonction et de la personne de Mamadi Doumbouya. Elle tient toutefois à souligner que cet incident, qualifié de faute, était « dépourvu de toute intention de manquer de respect aux institutions de la République de Guinée ».
La directrice de France 24 précise que des mesures disciplinaires et rectificatives ont immédiatement été prises au sein de la rédaction :
- Rectification rapide : l’erreur a été corrigée sur l’ensemble des environnements numériques et à l’antenne.
- Mise au point interne : le journaliste concerné a été convoqué par la direction afin de lui rappeler la responsabilité particulière d’un média international.
- Excuses publiques : le journaliste a lui-même présenté ses excuses en direct à l’antenne.
- Sensibilisation globale : un appel à la plus grande vigilance a été lancé auprès de toute la rédaction pour éviter la répétition d’un tel incident.
Appel au réexamen des sanctions
Face aux sanctions rigoureuses imposées par la HAC et à l’interruption des signaux de la chaîne sur le territoire guinéen, la patronne de France 24 assure s’être conformée dans les plus brefs délais aux exigences du régulateur guinéen.
Comprenant le mécontentement suscité au sein de la présidence, Vanessa Burggraf lance un appel direct au chef de l’État :
« Puisque la personne directement concernée par cet incident n’est autre que vous-même, j’en appelle à votre bienveillance afin que les mesures qui nous ont été imposées puissent être réexaminées », écrit-elle dans sa correspondance.
En sollicitant la bonne foi du président Doumbouya, France 24 espère obtenir la levée des suspensions et reprendre sa diffusion normale en République de Guinée.

