Depuis l’accession au pouvoir du jeune président Bassirou Diomaye Faye protégé d’Ousmane Sonko comme président de la République sénégalaise, les débats de comparaison ne cessent de surgir en pompe entre jeunes guinéens et ceux du Sénégal sur l’échiquier politique. Le débat s’est posé aujourd’hui, lors de l’assemblée hebdomadaire du parti MODEL
Son président Aliou Bah n’a pas manqué d’apporter sa part d’explication sur ce sujet. Selon ce jeune acteur politique guinéen, il ne faut pas être dans les comparaisons superficielles et de raccourcis.
« Beaucoup reprochent à la classe politique, ah pourquoi vous ne faites pas comme le Sénégal, comme Sonko. Il ne faut pas être dans la comparaison superficielle et dans la comparaison de raccourcis. Il fait qu’en Guinée, qu’on cesse le complexe de croire que les autres sont toujours meilleurs que nous. Le combat qu’on a mené contre la dictature, contre le troisième mandat, si nous ne l’avions pas mené, Alpha Condé serait toujours au pouvoir à l’heure où nous sommes. Aucun militaire n’aurait osé lever le petit doigt pour aller faire un coup d’Etat contre Alpha Condé. Si les Guinéens ne s’étaient pas levés dans le cadre d’une lutte avec le FNDC. Ils sont allés ramasser un pouvoir qui était déjà affaibli. Alpha n’avait personne ni en Guinée, ni à l’extérieur. Il s’était replié dans son petit palais et avec ses règlements de compte. C’est nous qui avons mené ce combat pendant toutes ces années et ce combat nous l’avons mené la main nue et face à des balles. »
Poursuivant son allocution, l’auteur du livre « Agir pour la Guinée » ajoute que : « Le combat politique en Guinée est dix mille fois plus difficiles à mener qu’au Sénégal ou en Côte d’Ivoire. Là où tous les instruments de justice fonctionnent, là où le Conseil constitutionnel a décidé d’annuler le décret du président, d’invalider les résolutions d’un dialogue politique, là où le Conseil constitutionnel a dit au président en exercice que quel que soit ce qui doit arriver, vous ne serez plus président à partir de telle date et là le Conseil constitutionnel a dit que les élections se tiendront à date. C’est très bien de comparer, mais il faut aller en profondeur quand même. Il ne faut pas voir directement ce qui s’est passé au sommet et tu te dis ouais ça doit être fait comme ça. »
Dédé Morikè Kaba.

