Baro, sous-préfecture de Kouroussa, localité d’origine de professeur Alpha Condé, ancien président de la République de Guinée. Aujourd’hui, cette grande sous-préfecture à vocation agro-pastorale est confrontée à d’énormes difficultés dont entre autres le manque de forage pour l’adduction d’eau, le manque d’engrais et la dégradation totale du réseau routier. De nos jours, presque les routes reliant la sous-préfecture de Baro à d’autres villages voisins sont quasiment impraticables. Mamady Condé, un des citoyens résident de la sous-préfecture explique les difficultés dont sont confrontés cette population. « Nous sommes confrontés au manque de routes, le tronçon qui nous lie à Morignoumala est aujourd’hui impraticable. En ce qui concerne l’eau, nous n’avons pas suffisamment de pompes ici. Notre vocation ici à Baro est l’agriculture, mais nous ne bénéficions pas d’aide de l’État guinéen ni des partenaires pendant que nous nous approchons de la saison agricole. Tout ce qui préoccupe un agriculteur est de savoir comment obtenir de l’engrais ou des produits phytosanitaires, car cela est une préoccupation majeure. Honnêtement, nous souffrons d’un manque d’engrais ici, et si les autorités pouvaient nous aider, cela nous soulagerait vraiment. »
À en croire aux propos de certains citoyens rencontrés dans cette sous-préfecture, les lampadaires installés par le passé ne sont plus fonctionnels à Baro, car aucun d’entre eux ne s’allume depuis plusieurs mois, avant de mentionner d’autres problèmes tels que le manque de réseau téléphonique. Oumar Kourouma. « J’exprime cette préoccupation au nouveau gouvernement de la transition. Dans le passé, nous étions habitués à la lumière, mais aucun des lampadaires installés à Baro ne fonctionne plus actuellement ? Dans cette insécurité, continuer à faire des choses dans l’obscurité est très risqué pour la population. Nous n’avons pas de réseau téléphonique ici non plus. Les agents d’Orange et Areeba viennent ici régulièrement, mais joindre quelqu’un à Baro est un défi, notre mosquée est également en construction, mais nous manquons de moyens. Nous demandons leur aide. »
Il faut rappeler que, comme dans de nombreuses sous-préfectures et districts du pays, la population de Baro aspire à contribuer au développement de la Guinée, mais cela ne sera possible que si les autorités les accompagnent dans leurs différentes activités, notamment l’agriculture.
Kokoly joseph Kolié, correspondant régional à kankan.

