Les acteurs politiques réagissent à la déclaration de l’archevêque de Conakry invitant à la fin des manifestations. Pour rappel, Monseigneur Vincent Coulibaly, l’archevêque de Conakry à l’occasion de la fête de l’assomption, avait dit que « Les manifestations de rues ne règlent pas (les problèmes). C’est avec le consensus, l’échange, le dialogue…que nous pouvons réussir à résoudre nos problèmes. Qu’on abandonne les manifestations de rues, depuis qu’on a commencé, que de dégâts, de destructions de biens publics et privés, que des pertes en vies humaines ! Cela doit s’arrêter. »
Réagissant le samedi lors de l’assemblée générale du RPG arc-en-ciel, Marc Yombouno reconnaît que «c’est bien d’appeler à la cessation des manifestations, mais aucune manifestation n’a un objectif de détruire ou de faire du mal. La manifestation comme le stipulent les textes de loi, c’est pour dénoncer, c’est réagir contre une situation, c’est pour démontrer sa préoccupation. Ce qui se passe, il y a des circonstances qui conduisent de part et d’autre à des violences. On ne le souhaite pas. Mais il faudrait que les religieux voient aussi d’un côté, au niveau des autorités, les amener à ne pas causer des actes qui conduisent aux manifestations. »
Devant les militants, l’ancien ministre d’Alpha condé est revenu sur les préoccupations des forces vives. Pour lui « ce que l’archevêque a dit, les forces vives prennent avec beaucoup d’attention. Mais nous lui demandons de faire en sorte avec l’ensemble des religieux de toutes les confessions, qu’ils puissent aller plus loin, en allant à tous les niveaux. Pas seulement toujours du côté des forces sociales, mais du côté des autorités, les amener à appliquer ce qui est normal pour la vie d’une nation. Un religieux ne doit pas avoir peur, il n’a que Dieu comme boussole » conseille Marc Yombouno
Il demande à toutes les confessions de se réunir pour obtenir un dialogue inclusif afin d’obtenir le retour à l’ordre constitutionnel au plus tard le 31 décembre 2024.

