Dans un arrêté publié lundi soir, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a suspendu le préfet de kankan Kandja MARA pour faute lourde. Cet arrêté de suspension intervient près d’une semaine après les propos du préfet tenu le 02 octobre dernier lors de l’inauguration d’une effigie au quartier Banakôrôda. À kankan, les acteurs sociopolitiques ont réagi suite à la suspension du préfet par le MATD. Amadou Secteur Barry, est président de l’Union des patriotes pour le Développement de la Guinée (l’UPDG).
« La suspension est là, mais est-ce que ça va s’arrêter là ? il ne faudrait pas que les gens ne soient pas pressés, laissons la justice faire son travail, celui qu’on est en train de défendre est décédé et c’est un de nos frères. Personnellement, je condamne les propos du préfet. Parce qu’un propos tenu à un moment où les gens se posent des questions par-ci par-là ça aggrave la situation, les propos que le préfet a tenu sont très graves »
Pour Sory Sanoh de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel à kankan pense qu’il faut s’attaquer à la source du problème au lieu de s’en prendre aux propos du préfet.
« On ne doit pas tellement s’en tenir à ce que le préfet a dit. Parce que c’est sous l’effet qu’il a dit, mais la cause comment et pourquoi il est décédé n’est pas encore élucidé, n’est pas encore connu et c’est ce que nous voulons savoir. Je le dis et redis, c’est une erreur de langage commise par un administrateur. Cette erreur ne peut plus être corrigée parce que la balle est partie, car la parole est déjà lancée et tout le monde a entendu. Ne faut pas tellement tenir rigueur sur ça. Il ne faut pas que l’arbre casse la forêt, la mort survenue de Docteur Dioubaté, pour moi la cause est punissable que le cas du préfet, c’est une erreur de langage qui est arrivée »
Le coordinateur régional de la Maison des Associations et ONG de Guinée en abrégé (MAOG), recommande au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation de doter chaque préfecture des conseillers juridiques. Sekouba Traoré.
« Désormais même pas à kankan maintenant, le ministre de l’administration doit doter des préfectures des conseillers juridiques, pour n’importe quelle communication, cette communication doit être passé en revue et à la plus haute institution avant d’être tenu en public par qui que ce soit »
Kokoly Joseph Kolié, correspondant régional à kankan.

