Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a rencontré ce mardi les leaders politiques pour faire le compte-rendu de l’évaluation des partis politiques. Après la publication du rapport de l’évaluation des partis politiques au ministère par le MATD, les réactions politiques sont multipliées.
Le parti ADC-BOC aussi est dans le groupe mis en observation. Son président, Dr Ibrahima sory Diallo revient sur les manquements. « On ne nous reproche pratiquement pas beaucoup de choses. Tout simplement, il faut rappeler, ils nous ont signalé qu’au niveau de la comptabilité de notre parti, qu’il y avait des manquements parce qu’on n’a pas présenté les rapports. Ils ont estimé qu’on n’a pas fait des rapports périodiques au ministère. Rappelons que cette disposition, on n’est pas du tout engagé à présenter des rapports financiers à quelqu’un qui ne nous finance pas. Donc lorsque vous savez lors d’une élection, vous-mêmes, vous investissez avec vos militants, vous êtes censés partir à l’élection. Sinon, il y a la subvention des partis politiques qu’ils ont eux-mêmes signalé dans la salle, dont on n’a jamais bénéficié. Donc si tu veux demander le compte financier à quelqu’un, il faut d’abord remplir ton devoir de ton côté. Mais qu’à cela ne tienne, ils ont encore demandé, c’est-à-dire la liste des donateurs. Mais nous n’avons pas de donateurs, ce sont les membres du parti qui donnent. »
Parlant du poids des partis politiques évalué, Dr Ibrahima sory Diallo dit que son parti et l’UFDG sont dans le même lot. « On ne peut pas dire qu’on est bon élève que l’UFDG, mais l’UFDG n’est pas plus que nous parce qu’on est dans le même lot d’observation. Tout ce qu’il faut rappeler, chaque parti a des problèmes. Les nôtres sont liés aux finances qu’il faut vraiment corriger, sinon tout le reste est bon. »

