Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a publié ce vendredi les résultats de l’évaluation des partis politiques, entraînant des sanctions sévères contre plusieurs formations. Parmi elles, le RPG Arc-en-ciel, ancien parti au pouvoir sous Alpha Condé, a été suspendu pour une durée de 90 jours. Une décision qui a immédiatement suscité l’indignation de ses membres.
Un parti qui refuse de se sentir concerné
Aboubacar Demba Dansoko, membre du bureau politique du RPG-AEC, a vivement dénoncé cette suspension, qu’il juge arbitraire et infondée. « Il est impossible d’affaiblir le RPG Arc-en-ciel. C’est le plus grand parti de Guinée, et cela ne fait aucun doute », a-t-il déclaré, estimant que cette décision relève d’une manœuvre politique.
Le responsable politique remet également en question la légitimité de la junte à prendre une telle mesure. « Le MATD n’a pas à s’ingérer dans notre organisation interne. Ils avaient promis de rendre le pouvoir le 31 décembre 2024, cette date est passée et ils n’ont rien dit. Comment peuvent-ils aujourd’hui suspendre un parti politique ? Même un gouvernement issu d’élections prendrait des précautions avant de poser de tels actes », a-t-il poursuivi.
Un rejet catégorique de la suspension
Le RPG-AEC affirme avoir appris la nouvelle par les médias et ne pas encore avoir pris de position officielle sur la question. « Pour l’instant, nous considérons simplement qu’un document a été signé quelque part, mais nous ne nous sentons pas concernés », a martelé Aboubacar Demba Dansoko. Toutefois, il prévient que le parti apportera une réponse appropriée en temps voulu.

