Après plus de sept semaines de soins médicaux prodigués en Guinée, M. Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), a été transféré à l’étranger pour des examens approfondis et des soins spécialisés. Ce transfert survient après son enlèvement forcé et les graves tortures subies pendant sa captivité.
Dans une déclaration officielle publiée ce vendredi, le FFSG a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers toutes les personnes et entités, proches ou lointaines, qui ont contribué à la prise en charge de M. Sacko. « Les Forces Sociales de Guinée expriment leur reconnaissance envers toutes les personnes et entités qui, de près ou de loin, ont contribué à la prise en charge de M. Sacko », peut-on lire dans la déclaration. L’organisation a notamment remercié les médecins, les avocats, le Barreau de Guinée, les organisations de défense des droits humains, les médias, ainsi que le peuple guinéen dans son ensemble pour leur mobilisation.
Le Forum a également exprimé l’espoir que les douleurs musculaires et articulaires persistantes de leur coordinateur seront efficacement traitées à l’étranger, lui permettant ainsi de reprendre ses activités dans les meilleurs délais.
Toutefois, le FFSG déplore fermement le silence des autorités guinéennes face à cet acte grave. « Les Forces Sociales de Guinée déplorent le silence de l’État, qui n’a fait aucune communication officielle sur ce cas tragique », déclare le Forum, qualifiant cette inaction de manquement grave à la responsabilité des autorités en matière de protection des citoyens.
Le FFSG annonce par ailleurs que ses avocats porteront l’affaire devant les juridictions supranationales afin d’obtenir justice. « Il est essentiel que l’État soit tenu responsable de son manquement dans ce dossier, et des actions légales seront entreprises à cet effet », affirme la coordination.
Enfin, dans un message de solidarité, les Forces Sociales de Guinée ont adressé leur soutien à toutes les victimes d’enlèvements et de détentions arbitraires, une pratique qu’elles jugent malheureusement de plus en plus fréquente en Guinée. L’organisation appelle à une prise de conscience collective pour « mettre fin à cette situation dégradante et inhumaine qui continue de ruiner les relations entre le peuple guinéen et ses institutions ».

