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Accueil » Guinée : Répression accrue et libertés bafouées, selon Amnesty International
Société

Guinée : Répression accrue et libertés bafouées, selon Amnesty International

By 30 avril 2025Aucun commentaire3 Mins Read
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Conakry, avril 2025 – Le dernier rapport d’Amnesty International dresse un sombre tableau de la situation des droits humains en Guinée. Depuis le coup d’État de 2021, les autorités de transition ont intensifié la répression contre l’opposition pacifique, restreignant considérablement les libertés fondamentales.

Malgré la levée des sanctions de la CEDEAO en février, les promesses d’un retour à l’ordre constitutionnel en 2024 n’ont pas été tenues. La transition stagne, tandis que l’espace civique se rétrécit dangereusement. L’interdiction totale des manifestations, en vigueur depuis mai 2022, reste appliquée de manière stricte – sauf lorsqu’il s’agit de manifestations en faveur du régime.

Des épisodes de répression violente ont été recensés tout au long de l’année : au moins 47 manifestants ont été tués entre septembre 2021 et mars 2024. Les forces de sécurité sont accusées d’avoir ouvert le feu sur des manifestants, y compris des mineurs, comme lors des incidents tragiques à Kindia où deux jeunes garçons ont été abattus.

La liberté d’expression a aussi été lourdement attaquée. Plusieurs stations de radio et chaînes de télévision ont vu leurs autorisations retirées. Des journalistes ont été arrêtés lors de manifestations pour la levée de la censure. Le syndicaliste et journaliste Sekou Jamal Pendessa a été emprisonné, puis libéré après un mois de détention.

Les cas de détentions arbitraires et de disparitions forcées se sont multipliés. Deux figures du Front national pour la défense de la Constitution, Omar Sylla et Mamadou Billo Bah, sont portées disparues depuis juillet. Leur arrestation par des forces spéciales a été niée par les autorités, laissant planer de lourds soupçons de disparition forcée.

En parallèle, les conditions de détention demeurent alarmantes. Trois personnes sont mortes dans des locaux disciplinaires en mai, en raison d’une canicule, selon les autorités. Le HCDH a également dénoncé les traitements infligés aux mineurs incarcérés sans procès.

Un rare rayon de justice a émergé avec la condamnation de huit personnes pour crimes contre l’humanité dans le cadre du massacre du 28 septembre 2009, où plus de 150 manifestants furent tués et des dizaines de femmes violées.

Enfin, les droits des femmes et des filles restent gravement menacés : 95 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales, selon un rapport de l’UNICEF. L’accès aux soins pour les victimes de violences sexuelles reste extrêmement limité.

Ce rapport d’Amnesty appelle à une action urgente pour restaurer l’état de droit, garantir les libertés fondamentales et rendre justice aux victimes.

Bah Oury Cellou Dalein Diallo Guinée
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