Plusieurs pêcheurs ghanéens et léonais vivant en Guinée ont été contaminés dans la zone de transbordement de Rio Tinto et celle de Koukoudé le 18 mars 2024. Ils sont hospitalisés à l’hôpital Donka. Parmi les neuf, un seul se trouve dans un état grave. Ce sont des brûlures au niveau des mains, des pieds et de l’entre-jambe.
Fodé Idrissa kallo secrétaire chargé des affaires extérieur communication et information de la fédération nationale des pêcheurs artisans de Guinée. “ Depuis le samedi, ces deux embarcations de pêche artisanale sont sorties en mer, disons, ils étaient en activité au large de Conakry, c’est dire l’île de los Tamara en partant vers Koukoudé. Ça veut dire vers le nord donc ils sont rentrés en contact avec l’eau polluante, et l’eau polluante là, c’est suite au déversement des produits chimiques par les navires miniers qui sont entre la zone de transbordement du Rio Pongo et de Koukoudé. Depuis qu’ils ont constaté ces brûlures sur leurs corps, ils ont jugé nécessaire de rentrer. Donc, le mardi, ils se sont présenté au port de Boulbinet aux autorités locales qui ont mis tout en œuvre pour qu’ils soient conduits à l’hôpital Donka pour des prises en charge. Ils sont au nombre de neuf (9) personnes, sept (7) de nationalité ghanéenne et deux de nationalité sierra-léonaise. Mais il faut préciser que les propriétaires des embarcations résident en Guinée. “
Ce n’est pas la première fois qu de tels cas sont constatés en Guinée. ” Depuis le 13 avril 2023, les premières vagues de cette éruption cutanée sont arrivées au port de bonfi et directement le gouvernement a mis en place une commission interministérielle qui a travaillé la déçue. Il y a plus de 800 pêcheurs sur tout le littoral qui ont été victime. Il y a eu des enquêtes là-dessus et 5 navires miniers qui ont été identifiés et que le ministre de la justice avait fait injonction au procureur de la République pour des poursuites contre ces navires et ce dossier est actuellement pendant au niveau de la Crief et on nous dit que c’est en instruction. Nous disons que si vous voyez que c’est repris, ça veut dire que les dispositions ou des recommandations des enquêteurs ou des différents services qui ont été faits n’ont pas été suivies, c’est ce qui fait que ça reprit. Il faut comprendre que ça paralyse l’activité de la pêche artisanale par peur. Ce que nous nous pouvons faire, c’est d’interpeller l’état à prendre ces dispositions » a dit Fodé Idrissa Kallo.

