Suite à la question de requalification des faits soulevée par le parquet, le tribunal a décidé que la question soit tranchée dans la décision sur le fond et a ordonné que les débats se poursuivent ce lundi 25 mars. Mais la défense a décidé t’interjeter l’appel contre cette décision qui a obtenu un sursis à statuer en attendant la décision de la cour d’appel. Elles estiment que leurs clients ne sont pas pressés d’être jugés dans un cadre qui n’offre pas la garantie d’un procès digne et équitable.
Maitre Lancinet Sylla. « Puisque cette décision soit de nature à violer le droit des personnes poursuivies d’être informé des charges retenues contre elles, tel que prévu dans l’article préliminaires alinéa 7 du code de procédure pénale guinéen, nous avons relevé appel à cette décision. C’est en raison de l’effet suspensif de ces recours que nous avons introduit aujourd’hui nous avons sollicité et nous avons obtenu le sursis à statuer en attendant une décision de la cour d’appel. Nos clients ne sont pas pressés pour être jugés dans un cadre qui ne les offre pas la garantie d’un procès équitable, nous sommes là pour la défense des intérêts extrêmement importante. On n’a pas les mêmes intérêts que les avocats de partie civile. »
Pour sa part, la partie civile accepte cette décision, même si elle pense que cette démarche était un alibi pour la défense de boycotter les audiences.
Maitre Amadou DS Bah respecte la décision : « Nous respectons cette décision, raison pour laquelle nous n’exercerons aucun recours parce que nous pensons que la démarche de la défense consistait à trouver un alibi pour quitter le procès l’objectif de la défense, c’est de trouver un prétexte même si c’est un prétexte fallacieux pour quitter le procès boycotter les audiences et prendre en otage le procès. »
En attendant, aucune date n’a été fixée pour la réouverture de ces audiences.
Fatoumata Camara

