Depuis plus d’une décennie, un nombre important des jeunes guinéens ont perdu la vie par des balles dans des protestations contre le manque de courant électrique. Mais l’arrivée des militaires au pouvoir le 05 septembre 2021 après-avoir évincer le pouvoir d’Alpha Condé a suscité une lueur d’espoir aux jeunes guinéens pour ne plus assister à de telles bavures dans les rues de Conakry. Mais cela n’a été qu’un simple espoir qui tarde à se réaliser sur le terrain.
Pour le président du parti MoDeL, la tenue du procès des événements du 28 septembre n’a pas dissuadé les autorités actuelles de la Guinée à commettre des tueries dans les manifestations de rue en République de Guinée. « Depuis l’arrivée de la junte militaire au pouvoir, nous en sommes à plus de 20 personnes qui ont été tuées soit parce qu’elles se sont exprimées dans la rue parce que simplement, elles ont eu des choses à dire et qui ne plairaient pas à certains » déplore Aliou Bah.
Le jeune politique Guinéen ajoute qu’ « En dépit du fait que le procès se tienne, il y a encore de la persistance par rapport à la criminalité d’Etat. En principe, ce procès devait amener un signal fort pour interpeller les autorités et les amener à prendre conscience que si vous ne faites pas attention, un jour vous risquez de vous retrouver au même endroit. Et c’est la Guinée qui va perdre à se retrouver irrégulièrement dans des cycles de violences d’Etat et des procès interminables. »
Pour terminer, il reste persuadé que les autorités de la transition répondront tôt ou tard de ces tueries dans les manifestations de rue en Guinée. « Lorsque des gens ont géré des parcelles de pouvoir, ont eu une certaine autorité pendant un moment donné, le principe de redevabilité est l’un des principes sacrés de la gestion publique. Lorsque vous gouvernez, vous êtes un décideur et qu’il y a eu des crimes pendant que vous êtes en responsabilité, vous devez répondre. »
Dédé Morikè Kaba.

