La France a appelé ce vendredi les autorités guinéennes à faire toute la lumière sur la disparition de trois figures de la société civile, ainsi que sur l’enlèvement suivi de violences d’un autre activiste. Dans une déclaration officielle, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’est dit préoccupé par la situation des militants Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah, ainsi que du journaliste Habib Marouane Camara, tous portés disparus en 2024.
Le Quai d’Orsay a également exprimé son inquiétude quant aux violences subies par Abdoul Sacko, leader des Forces sociales, enlevé dans la nuit du 18 au 19 février dernier. Christophe Lemoine, porte-parole du ministère, a rappelé que ces événements s’inscrivent dans un climat préoccupant pour les libertés fondamentales en Guinée.
« Nous appelons les autorités guinéennes, auxquelles nous avons fait part à haut niveau de notre inquiétude, à faire toute la lumière sur ces disparitions », a-t-il déclaré.
Paris insiste sur la nécessité de garantir la liberté d’expression et la sécurité de l’espace civique en Guinée. La France maintient un dialogue « exigeant » avec les autorités de transition guinéennes et réclame des avancées concrètes pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Le gouvernement français exhorte ainsi Conakry à des actions tangibles pour assurer un climat d’apaisement avec l’ensemble des forces politiques du pays

