Peut-on dire sans risque de se tromper que la tenue de la dix-huitième (18e) Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) a mis fin à des mois de tumultes au sein de l’instance dirigeante du football national ?Tout porte à le croire, avec le vote de 51 membres statutaires sur 53, révoquant ainsi définitivement Bouba Sampil de ses fonctions de président de la FGF.
Cette révocation définitive était-elle prévisible, après la suspension provisoire, malgré les nombreuses manœuvres souterraines visant à casser la dynamique de ceux qui voulaient sauver l’administration fédérale d’un tsunami imminent ?Les textes qui régissent la Feguifoot ont-ils, pour une fois, été respectés dans l’intérêt des acteurs et du sport roi ?À moins qu’on ne veuille s’en prendre violemment à ceux qui ont préféré l’honneur et la dignité à l’appât du gain, ce que beaucoup de nos concitoyens savent pertinemment.
Ces courageux membres statutaires méritent d’être salués pour avoir retrouvé leur honneur en disant « Oui » au football et « Non » à un homme qui marchait seul, tel un lion. Il convient de rappeler à ceux qui refusent d’approfondir leur réflexion que le football et son administration sont des affaires collectives. Sans cet esprit collégial, tout progrès est voué à l’échec. Et cela, les passionnés du ballon rond l’ont bien compris après un an et quelques mois de gestion, dont la page est désormais tournée.
Nul ne peut nier que le football guinéen est à l’agonie. L’urgence est réelle, et les nouveaux décideurs doivent agir rapidement pour redresser la barre et permettre à notre football de revivre et de goûter à nouveau au charme et à la beauté du sport roi.
Les erreurs du passé ne doivent plus se répéter au sein de la Feguifoot. Les dirigeants sont avertis : ils doivent prendre conscience des maux qui ont provoqué le départ du désormais ex-président.
Notre football a aujourd’hui besoin d’une réorganisation complète, notamment sur le plan administratif, afin de faire du développement du sport une réalité. On ne commence jamais une construction par le toit, mais par les fondations. Et notre football a besoin d’une fondation solide pour restaurer son prestige d’antan dans un univers continental devenu de plus en plus exigeant.
En attendant des lendemains meilleurs pour le cuir rond guinéen, l’équipe de Sory Doumbouya doit prouver à l’opinion publique qu’elle a eu raison de se séparer de son désormais ex-dirigeant, ce jeudi 8 mai 2025, à Conakry.
Mathé Bah

