C’est une avancée sociale majeure que le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a présentée ce lundi lors d’une conférence de presse. Le ministre Moussa Moïse Sylla, entouré de membres de son cabinet, a levé le voile sur les grandes lignes du programme d’assurance maladie destiné aux artistes guinéens, une initiative inédite impulsée par le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya.
Plus de 1 100 artistes bénéficient déjà d’une couverture médicale intégrale, grâce à un partenariat entre le ministère et NSIA Assurance, compagnie d’assurance privée agréée en Guinée. « Ce programme est le fruit d’une volonté politique forte, portée par le gouvernement de la transition et ancrée dans le volet social de sa politique culturelle », a affirmé le ministre.
Des fonds culturels au service de la protection sociale
Ce programme novateur est entièrement financé par des ressources issues des redevances culturelles : la rémunération pour copie privée, la reprographie et les droits d’importation sur les supports numériques. « Aucun prélèvement n’a été effectué sur les droits d’auteur ou les revenus des bénéficiaires. Ces fonds proviennent exclusivement des dispositifs légaux prévus pour soutenir les créateurs », a précisé Moussa Moïse Sylla.
Une couverture complète et gratuite
La convention signée avec NSIA Assurance garantit à chaque bénéficiaire :
- une carte d’assurance personnelle ;
- un accès à des soins médicaux dans les structures partenaires ;
- une prise en charge à 100 % des frais médicaux.
Le ministre a détaillé les prestations couvertes par le contrat :
- consultations médicales gratuites,
- remboursement intégral des médicaments,
- hospitalisation (séjour et soins),
- examens médicaux (analyses, radiologie, etc.),
- soins optiques (consultations et verres correcteurs),
- soins dentaires essentiels (consultations, traitements, prothèses si besoin).
Des critères transparents de sélection
Cette première phase du programme a permis de couvrir 1 100 artistes, sélectionnés sur des critères précis : immatriculation au Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), reconnaissance par les structures professionnelles et démonstration d’un besoin d’assistance. Parmi eux figurent également des écrivains et cinéastes, intégrés dès ce premier volet.
« Tous les bénéficiaires disposent aujourd’hui d’une carte d’assurance individuelle. Il s’agit d’une phase pilote, appelée à s’élargir dès cette année », a annoncé le ministre, ajoutant que le nombre de bénéficiaires passera à 2 000 d’ici fin 2025.

