Le flou persiste autour de la tenue des prochaines élections en Guinée, quelques semaines après la déclaration du Premier ministre Bah Oury à Abidjan annonçant la tenue de scrutins en décembre prochain. Cette annonce vient d’être relativisée par le porte-parole de la présidence, qui s’est refusé à confirmer une date précise, laissant planer le doute sur la concrétisation du calendrier électoral évoqué.
Interrogé lors d’un point de presse, Général Amara Camara a indiqué ne pas être en mesure de dire une échéance pour les élections. « Je ne suis pas en mesure de vous donner une date concernant les élections », a-t-il affirmé, tout en soulignant l’existence d’un engagement ferme du gouvernement, matérialisé par un décret fixant la date du référendum constitutionnel au 21 septembre 2025.
Selon lui, l’adoption de la nouvelle constitution est une étape incontournable avant toute échéance électorale. « Quand on a une constitution, sur la base de la constitution, on va organiser des élections », a-t-il insisté, rappelant que toutes les institutions prévues par la future loi fondamentale seront mises en place, notamment celles devant résulter d’un vote populaire.
Cette mise au point contraste avec les propos du Premier ministre, qui avait laissé entendre que certaines élections pourraient être couplées dès cette année. Une divergence de communication entre deux des plus hautes autorités de l’État qui soulève des interrogations sur la cohérence du processus de transition.
Néanmoins, le porte-parole a réaffirmé la volonté du chef de l’État de faire de 2025 une « année électorale ». « La première des choses, c’est d’avoir une constitution. Quand nous aurons une constitution, on va faire des élections », a-t-il martelé, appelant à la patience et à la confiance dans le processus en cours.

