Dans le cadre de la relance du processus électoral, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), via la Direction Générale des Élections (DGE), a organisé ce mercredi un atelier de concertation à la plage Camayenne. Au centre des échanges : la mise en place du Comité technique inter-partis, une structure désormais considérée comme un levier fondamental pour garantir un scrutin inclusif, transparent et crédible.
Cet organe consultatif, placé sous l’autorité du MATD, jouera un rôle stratégique dans le pilotage technique et politique du processus électoral. Il se veut une plateforme d’échange, d’information et de concertation, réunissant partis politiques, société civile, institutions nationales et partenaires techniques et financiers. L’objectif : permettre un dialogue constant entre les différentes composantes de la vie publique autour des étapes clés du processus électoral, notamment le référendum constitutionnel à venir.
Pour Djenab Touré, directrice de la DGE, ce comité marque une nouvelle ère de gouvernance électorale en Guinée : « Le Comité technique inter-partis est un espace de dialogue et d’inclusivité. Il permettra à la DGE de partager en toute transparence les avancées du processus électoral et de recueillir les contributions de toutes les parties prenantes. »
Elle a aussi mis en lumière la dynamique positive de régularisation des formations politiques : « Nous sommes passés de 46 partis reconnus à 77, et aujourd’hui, nous en comptons 126. Ce dynamisme renforce la légitimité du comité, qui reflète la diversité de notre paysage politique. »
Les leaders politiques présents ont unanimement salué la création du comité, qu’ils considèrent comme une avancée structurante vers le retour à l’ordre constitutionnel. Pour Ibrahima Abé Sylla, président du parti NGR, il s’agit d’un pas décisif : « La mise en place de ce comité est nécessaire pour assurer un processus crédible. Mon parti y prendra une part active, car il faut construire ensemble la future Constitution. »
Même enthousiasme du côté de Bouna Keïta, président du Rassemblement pour une Guinée Prospère : « Ce comité va jouer un rôle crucial dans la représentation des partis politiques. Nous saluons la tenue de cette réunion, qui marque un tournant. »

Ousmane Dady Camara, leader du Rassemblement Guinéen du Travail (RGT), a, quant à lui, rappelé que cette structure répond à une demande formulée lors du dialogue inter-guinéen : « Ce comité est le fruit d’une volonté collective exprimée dans les résolutions du dialogue. Il permettra de suivre légalement, étape par étape, le travail de la DGE et du MATD. C’est un gage de transparence pour tous les Guinéens. »
Avec la mise en place du Comité technique inter-partis, la Guinée amorce une étape cruciale dans la construction d’un processus électoral plus inclusif, participatif et légitime.

