L’ONG OFA a procédé, ce mercredi 13 août 2025, à la clôture de ses activités de présentation de rapport. La cérémonie a rassemblé des responsables locaux et des citoyens venus de la commune urbaine ainsi que des villages environnants, autour du bilan des premières actions menées. Taliby Dabo, président national de l’ONG OFA, a pris la parole pour clarifier certains points.
« Nous sortons de la salle avec un bon sentiment et je suis très satisfait. Lorsque vous réussissez à rassembler un tel monde, c’est parce que ces gens fondent leurs espoirs en nous. Ce projet n’est pas un projet du général Mamadi Doumbouya, il date de 2009. Ce n’est pas maintenant que les choses ont commencé. Si vous partez à Faranah, N’Zérékoré et ailleurs, les gens vous parleront de l’OFA. Mais nous n’étions pas encore venus à Kankan parce qu’il y a eu le coup d’État et que j’étais hors du pays. L’OFA va forcément travailler avec le gouvernement, car on ne peut pas être une ONG et vouloir progresser sans demander de l’assistance — pas une assistance financière, mais d’un autre ordre. »
Abordant la question des scepticismes suscités par le projet, Taliby Dabo a ajouté :
« Quand vous voulez rassembler du monde, c’est toujours comme ça : il y a ceux qui vont croire tout de suite au projet, et d’autres qui ne vont pas y croire. Certains parmi eux recherchent des réponses immédiates à leurs besoins. Mais j’ai été clair avec eux : je n’ai pas d’argent à distribuer, je ne peux rien faire tout de suite. Je préfère mettre en place une organisation solide, qui va durer dans le temps, dans le but de les aider. C’est mon objectif. Il est aussi normal que certaines personnes soient sceptiques, car beaucoup ont été trompées par le passé. Nous avons travaillé avec les chefs de secteurs, les chefs de quartiers, le maire et le gouverneur. Cela prouve que nous ne sommes pas une ONG qui trompe. »
Parmi les participants, Mariame Condé s’est réjouie de l’initiative :
« Nous avons suivi avec attention les propos de M. Dabo. Nous sommes satisfaits et nous l’accompagnerons jusqu’à l’aboutissement de ce projet. Le problème de Taliby Dabo est notre problème, et nous lui souhaitons le meilleur. »
Kokoly Joseph Kolié, correspondant régional à Kankan

