Les travailleurs de l’entreprise CAWA ont manifesté dans la matinée de ce jeudi à Kouroussa. Ils dénoncent leurs conditions de travail et ce qu’ils appellent le non-respect de la convention consignée dans leur cahier de charges. Ces manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « À bas Cawa », « On ne sous-traite pas la géologie », « Nous demandons immédiatement notre transfert vers la société mère ». Sidiki Bérété est leur porte-parole.
« Nous sommes sortis ce matin pour qu’on puisse nous rétablir dans nos droits, parce que c’est une convention qui est entrée en vigueur dès le 1er août. Dans le Code du travail, promulgué en 2014, à l’article 133, il est indiqué que si un contractuel a un contrat avec un cabinet et que cela dépasse six mois, il doit avoir un contrat qui le lie à l’entreprise mère. Il y a des gens aujourd’hui qui ont fait plus de deux ans, mais rien ! C’est pourquoi nous sommes sortis pour réclamer nos droits. Le Code du travail et la convention collective disent même que la géologie ne doit pas être sous-traitée, car ce sont des travaux permanents que nous effectuons. Nous sommes dans l’exploitation et non dans l’exploration », a-t-il expliqué.
Plusieurs démarches ont été menées mais n’ont abouti à rien.
« Nous avions mené de multiples démarches auprès de ces cabinets pour éclaircir notre situation, mais cela n’a pas été fait. Je rappelle aussi que cela fait presque deux ans que des gens sont là sans prise en charge sanitaire. Il y a beaucoup de dangers liés à ce domaine et si tu n’es pas pris en charge, c’est autre chose. Tu es obligé de t’occuper de toi-même ainsi que de ta famille, et tout ça avec la petite somme que le cabinet te donne, parce qu’il y a une amputation salariale qu’on ne peut même pas expliquer. C’est ce que nous subissons », a-t-il ajouté.
Kokoly Joseph Kolié, correspondant régional à Kankan

