À l’approche de l’ouverture officielle de la campagne pour le référendum constitutionnel, prévue le dimanche 24 août à minuit, Docteur Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC, a exprimé ses réserves sur plusieurs dispositions du texte soumis au vote.
Il regrette que la campagne semble avant tout organisée par le pouvoir en place, mobilisant ministres et administrateurs, tandis que l’opposition devra se limiter à la formulation de positions politiques. « La constitution est un document sacré pour un pays, qui mérite une réflexion approfondie. Si certains articles sont personnalisés ou contestables, elle ne peut pas être considérée comme durable », a-t-il déclaré. Pour le président de l’ADC-BOC, le slogan initial « une constitution qui nous ressemble et qui nous rassemble » n’apparaît pas dans le texte actuel, ce qui, selon lui, touche à la représentativité des différentes sensibilités politiques.
Docteur Ibrahima Sory Diallo a également critiqué les nouvelles dispositions relatives aux partis politiques et aux élections législatives. Il estime que les exigences financières et administratives imposées aux formations politiques remettent en cause leur rôle et leur indépendance. Il déplore que la liste nationale perde de sa valeur au profit d’élections de proximité, modifiant ainsi l’équilibre prévu pour les élections législatives.
« Nous prendrons notre position en conscience. Si nous ne sommes pas d’accord, nous inviterons nos militants à voter contre, sinon nous les inciterons à voter pour. La campagne doit rester un espace où chacun exprime librement son opinion », a conclu Docteur Ibrahima Sory Diallo.

