Après l’annonce de la suspension pour trois mois de trois grands partis politiques guinéens, dont le RPG arc-en-ciel, le parti de l’ancien président Alpha Condé a réagi à travers Marc Yombouno, membre influent de sa direction.
Selon Marc Yombouno, le RPG n’a pas encore reçu de notification officielle de la part des autorités de transition. « Nous n’avons pas été notifiés pour le moment. Nous suivons les informations diffusées par la RTG [Radiotélévision Guinéenne], mais nous n’avons rien entendu de concret. Nous nous résolvons donc à ne pas faire de commentaire officiel pour l’instant », a-t-il indiqué.
Le responsable a également mis en doute la validité du document de suspension, soulignant que celui-ci ne comporte aucun numéro de référence. « Nous ne pouvons pas nous engager à appliquer ou à reconnaître un document qui n’a pas de référence. Nous considérons cette décision comme quelque chose de non réel, pour le moment », a-t-il insisté.
Cette réaction intervient alors que les autorités de transition justifient leur décision par le non-respect des règles prévues par la Charte des partis politiques, notamment des manquements administratifs. Pour le RPG, cette suspension apparaît avant tout comme un acte politique visant à limiter sa participation au débat national, à l’approche du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025.
La tension politique reste donc vive, et l’avenir immédiat des grandes formations d’opposition semble suspendu à l’évolution de cette décision et à sa notification officielle.

