Conakry, 1er septembre 2025 – L’atmosphère était tendue ce lundi matin à Simbaya, dans la commune de Matoto. Les travailleurs de la Compagnie Rusal CBK 6 ont organisé un sit-in devant leur siège pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « violations graves » de la Convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées, signée en février dernier entre syndicats, patronat et État guinéen.
Selon le collectif des employés, plus de 1 500 travailleurs seraient touchés par le non-respect de cette convention. « La majorité d’entre nous ne bénéficie toujours pas des privilèges et avantages prévus par la loi et par l’accord signé », a déclaré Sékouba Soumah, porte-parole du mouvement, devant une foule de manifestants.
Les griefs ne s’arrêtent pas aux questions salariales. Les employés pointent également du doigt leurs conditions de travail qu’ils jugent « précaires et dangereuses ». Ils dénoncent notamment l’usage de matériels ferroviaires défectueux, qui mettraient quotidiennement leur vie en danger.
Sur le plan organisationnel, le collectif réclame par ailleurs le départ de deux responsables locaux : M. Sayon Keta, secrétaire général du syndicat de Simbaya CBK, et M. Salifou Kamara, chef du service exploitation des conducteurs de locomotives. Ils sont accusés de mauvaise gestion et de contribuer à l’aggravation de la crise sociale.
Dans leur déclaration, les manifestants appellent directement les autorités nationales à intervenir. « Nous lançons un appel pressant à Son Excellence le Général Président Mamadi Doumbouya afin qu’une solution urgente soit trouvée à notre détresse », ont-ils plaidé.
Tout en affirmant ne pas rechercher le conflit, les travailleurs disent vouloir faire respecter leurs droits tels que définis par la loi guinéenne et la convention collective en vigueur. « C’est une question de dignité et de légalité », conclut leur porte-parole.

