À Kankan, le quartier Madina a été durement touché par une inondation survenue dans la nuit du mercredi 24 septembre au jeudi 25 septembre 2025, suite à une forte pluie. Plusieurs familles se retrouvent aujourd’hui sans abri, leurs maisons ayant été envahies par les eaux.
Sur place, le constat est alarmant : des biens emportés et des familles contraintes de se réfugier chez des voisins. Abou Condé, une victime rencontrée dans sa cour au quartier Madina, témoigne : « Nous sommes débordés par cette inondation depuis le samedi jusqu’à aujourd’hui. J’ai été victime de plusieurs dégâts : mes poules, mon sac de riz, la véranda y compris le couloir de la maison ont été complètement envahis. Je me suis réveillé et j’ai trouvé que mes poules étaient mortes à cause de l’inondation et le puits qui se trouvait dans la cour, on ne le voyait plus. Je ne sais pas où envoyer ma famille, le nombre de personnes que j’ai à ma charge est trop important et nous sommes débordés par l’eau. La plupart sont des enfants et des femmes. Derrière nous encore, c’est le pire parce que toutes les familles sont sorties, personne n’est resté. On s’est tous réveillés pendant que l’eau avait envahi toutes les parties où l’on pouvait passer. Toutes les routes sont inaccessibles. »
Dans cette même dynamique, Saran Oulén Chérif, également victime d’inondation, laisse entendre que des dégâts matériels ont été enregistrés : « On était couchés vers 23h quand nos voisins nous ont réveillés pour nous dire qu’il y avait une inondation. L’eau est venue avec force, on a été obligés de se réveiller et de prendre des dispositions. Des gens ont passé la nuit chez nous. Hier encore, il a plu et il y a eu des dégâts matériels : des gens ont perdu des sacs de riz et bien d’autres choses. Mais heureusement, il n’y a pas eu de perte en vies humaines. Nous demandons aux autorités de nous aider, la situation est très grave. »

Les sinistrés, visiblement éprouvés, appellent à l’aide des autorités locales et des bonnes volontés. Aboubacar Sidiki Barry, autre victime, explique : « Depuis le début de la saison pluvieuse, nous souffrons énormément ici. Hier, la grande pluie qui s’est abattue sur la ville a provoqué des inondations dans notre quartier. J’ai eu du mal à sortir ce matin parce que je ne savais pas par où passer. Si ça continue comme ça, ce sera très, très grave. Les gens ont abandonné leurs concessions pour aller se réfugier ailleurs. »
En attendant, les habitants de Madina et Farako, deux quartiers relevant de la commune urbaine de Kankan, vivent dans la peur d’un nouveau débordement si les pluies venaient à se poursuivre.
Kokoly Joseph Kolié, correspondant régional à Kankan

