Le président du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Millimono, a déposé ce vendredi 26 septembre un recours auprès de la Cour suprême de Guinée afin de demander l’annulation du référendum constitutionnel organisé le 21 septembre dernier.
Dans sa déclaration à la presse, le leader libéral a dénoncé de « graves irrégularités » entachant le scrutin. Parmi elles, la nomination tardive de l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR) et « l’absence d’une véritable supervision du processus électoral ».
Le Bloc Libéral exige également un audit indépendant du fichier électoral et appelle à l’organisation d’un nouveau référendum dans un délai de 60 jours, conformément à la législation en vigueur. La Cour suprême dispose de huit jours pour se prononcer sur ce recours.
« Les manquements sont tellement clairs qu’on ne pouvait pas les passer sous silence », a déclaré Dr Faya Millimono. « Nous avons donc constitué un avocat pour introduire un recours en annulation du scrutin du 21 septembre. La loi prévoit qu’en cas d’irrégularités, une nouvelle consultation doit être organisée dans les 60 jours. »
Le président du BL a par ailleurs critiqué la composition de l’ONASUR, estimant que ses dirigeants sont « des militants du Oui » désignés seulement 72 heures avant le vote. « Qu’est-ce qu’ils ont supervisé ? Tout cela a été une mascarade qui a rabaissé la République », a-t-il fustigé.
Pour lui, « la Guinée est trop importante pour accepter que de telles pratiques deviennent la norme ». En attendant la décision de la haute juridiction, le Bloc Libéral affirme rester mobilisé pour la défense de la transparence et du respect de la loi électorale.

