L’Association des Journalistes Guinéens pour la Technologie (AJGUITECH) a été officiellement lancée ce samedi 18 octobre 2025 à la Maison de la Presse de Conakry. La cérémonie, présidée par Ousmane Telly Barry, président de l’organisation, a réuni plusieurs journalistes, acteurs des médias et passionnés du numérique.
Dans son discours inaugural, Ousmane Telly Barry a précisé que la création de l’AJGUITECH répond à un besoin urgent : celui de promouvoir un journalisme numérique et technologique adapté aux réalités de l’époque. « Les journalistes guinéens doivent entrer de plain-pied dans l’ère de la technologie. Nous devons utiliser l’intelligence artificielle de manière éthique et responsable, comme un assistant, et non comme un remplaçant », a-t-il déclaré.
L’association prévoit de lancer prochainement un site d’information spécialisé dédié aux sujets technologiques. Elle compte également traiter des thématiques liées à l’innovation, la cybersécurité, les startups, l’intelligence artificielle et la transformation digitale, tout en organisant des formations pour renforcer les capacités des professionnels des médias.
Face à la montée de la désinformation et des fausses nouvelles, l’AJGUITECH entend outiller les journalistes pour une meilleure vérification de l’information et une protection accrue des données personnelles. « Le numérique offre des opportunités, mais aussi des risques. Il faut apprendre à les maîtriser pour garantir une information fiable et crédible », a souligné M. Barry.
L’organisation se donne également pour mission de devenir une plateforme d’échanges entre journalistes, développeurs, acteurs de la société civile et institutions publiques, afin de promouvoir une utilisation responsable des technologies dans le pays.
En clôturant la cérémonie, le président de l’AJGUITECH a lancé un appel à l’État, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’à l’ensemble des journalistes guinéens à rejoindre cette dynamique.
« Ensemble, construisons le journalisme de demain, capable de naviguer avec excellence dans l’ère numérique », a-t-il conclu.

