Le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 attire chaque jour davantage de personnalités politiques à la Cour suprême. Ce lundi 3 novembre, c’était au tour de Badra Koné, président de la délégation spéciale de la commune de Matam, de se faire remarquer par une déclaration ferme en faveur du général Mamadi Doumbouya.
Interrogé par les journalistes, le responsable communal n’a pas mâché ses mots.
« C’est une question qui ne devrait même pas être posée. Je suis représentant du peuple et je rejoins le peuple pour accompagner le seul en qui nous croyons pour incarner les valeurs de la responsabilité suprême », a-t-il déclaré devant la presse.
Pour Badra Koné, la volonté populaire est sans équivoque : le président de la transition doit se présenter à la magistrature suprême.
« Chez moi à Matam, 80 à 90 % des citoyens veulent sa candidature. Il doit être candidat, c’est une obligation », a-t-il insisté, entouré de quelques partisans.
Revenant sur son parcours politique, l’ancien élu de Matam a tenu à rappeler sa constance dans la défense des principes républicains :
« Hier, je me suis battu contre le troisième mandat d’Alpha Condé, car ce n’était pas bon pour la République. Aujourd’hui, je reste cohérent : nous sommes sous la Constitution, et elle permet à Mamadi Doumbouya d’être candidat. »
En conclusion, le président de la délégation spéciale a affirmé se situer, selon ses propres termes, “du bon côté de l’histoire”, celui qui, dit-il, “arrange la Guinée”.

