La Cour suprême de Guinée a rendu publique, ce samedi 8 novembre 2025, la liste provisoire des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 28 décembre prochain. Parmi les neuf candidats validés, une seule femme tire son épingle du jeu : Makalé Camara, présidente du Front pour l’Alliance Nationale (FAN).
Une figure féminine de courage et d’expérience
Diplomate de carrière, ancienne ministre des Affaires étrangères et ancienne représentante de la Guinée auprès des Nations unies, Makalé Camara n’est pas une inconnue sur la scène nationale. Femme d’expérience et de conviction, elle a su se forger une réputation de patriote engagée et de voix mesurée dans un paysage politique souvent dominé par les tensions et les clivages.
En validant sa candidature, la Cour suprême confirme son éligibilité et reconnaît la conformité de son dossier aux conditions exigées par la Constitution et le Code électoral. Cette décision la propulse comme l’unique représentante des femmes dans la course à Sékoutouréya, symbole fort d’une participation féminine encore trop rare au plus haut niveau de l’État.
Un message fort pour les femmes de Guinée
Pour beaucoup d’observateurs, la présence de Makalé Camara dans la compétition traduit une avancée majeure pour la promotion du leadership féminin et la représentation des femmes dans les institutions du pays.
Connue pour sa rigueur et son attachement aux valeurs de justice et d’équité, la présidente du FAN incarne cette génération de femmes qui aspirent à rompre le plafond de verre et à contribuer directement à la gouvernance nationale.
Son discours, centré sur la réconciliation nationale, la bonne gouvernance et la valorisation du potentiel féminin, trouve un écho particulier auprès des jeunes et des femmes, de plus en plus engagés dans le débat public.
Une bataille politique à haut enjeu
Dans une course où figurent plusieurs poids lourds de la scène politique, Makalé Camara aborde cette présidentielle avec détermination.
Son expérience diplomatique et sa réputation d’intégrité constituent des atouts majeurs dans un contexte où la population aspire à un changement de ton et de méthode dans la gestion des affaires publiques.
Si elle réussit à mobiliser autour de sa vision d’une Guinée réconciliée, ouverte et inclusive, elle pourrait incarner la surprise de ce scrutin.
Une étape symbolique dans le processus démocratique
La décision de la Cour suprême, délibérée le 8 novembre et publiée au Journal officiel de la République, marque un tournant symbolique : celui d’une élection où la voix des femmes trouve enfin un espace d’expression.
Dans un pays où la participation féminine à la vie politique reste limitée, la candidature de Makalé Camara rappelle que la démocratie guinéenne ne saurait se construire sans les femmes.

