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Accueil » Mamadou Samba Sow : “Toutes les victimes recevront leurs titres, le président s’y est engagé”
Interviews

Mamadou Samba Sow : “Toutes les victimes recevront leurs titres, le président s’y est engagé”

By 4 décembre 2025Updated:4 décembre 2025Aucun commentaire5 Mins Read
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Notre rédaction reçoit aujourd’hui Mamadou Samba Sow, porte-parole du collectif des victimes des déguerpissements de Kaporo-Rail, Kipé II et Dimesse. Après la remise des premiers titres fonciers par les autorités, il revient sur l’évolution du processus, les attentes des victimes et les prochaines étapes annoncées par le gouvernement.

Loni Infos : Mamadou Samba Sow, bonjour. Première question : il y a quelques jours, le gouvernement a procédé à la remise d’un important lot de titres fonciers aux victimes — dont vous êtes aujourd’hui le porte-parole. Cette décision a suscité de la joie, mais aussi une certaine prudence chez certaines personnes. Est-ce que vous comprenez ces réserves ?

Mamadou Samba Sow : Je ne sais pas vraiment de quelle prudence vous parlez, parce que pour nous, c’est l’aboutissement d’un processus qui ne date pas d’hier. Comme vous le savez, les premières victimes ont été recensées en 1998. Cela fait maintenant vingt-sept ans. La deuxième vague a eu lieu il y a six ans, sous Alpha Condé. Ce sont les autorités actuelles, sous l’impulsion du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui ont fait de ce dossier une priorité. Une semaine seulement après le 5 septembre, nous avons organisé une rencontre sur le site et interpellé le président, puisqu’il n’y avait même pas encore de gouvernement. Par la suite, nous avons participé aux assises nationales, où nous avons tout expliqué. Une délégation présidentielle a alors été dépêchée auprès du collectif, ce qui a permis de lancer le processus global de recensement des victimes de 1998 et de 2019.

En 2024, un titre foncier global portant sur 258 hectares a été remis au collectif, puis, le 27 novembre dernier, les premiers titres fonciers individuels ont été remis aux victimes résidant derrière la RTG Koloma.

Aujourd’hui, ce processus suit son cours. Le ministre Mory Condé, que nous saluons, a annoncé la reprise des convocations dès le lendemain. Cela a finalement repris le lundi 1er décembre. Concrètement, lorsqu’une victime est appelée, elle se rend au ministère de l’Habitat avec deux photos et une copie de sa pièce d’identité, puis la procédure démarre au niveau de la conservation foncière. Donc, oui : le processus est bel et bien enclenché, et il avance.

Vous êtes donc certain que toutes les victimes recevront leur titre foncier individuel ?

Oui. Le ministre l’a confirmé, et c’est un engagement direct du président de la République. À chaque blocage, le président est saisi, souvent à travers le Général Amara Camara, qui a été très impliqué. Le processus est conjointement piloté par le ministère de l’Habitat et la SONAPI, qui relève directement de la présidence. Toutes les victimes ont été identifiées, et leurs biens évalués en superficie et en investissement. Des chiffres existent, et les autorités ont également promis un accompagnement financier pour permettre la reconstruction. Ce fonds servira à aider les victimes à rebâtir leur maison, en fonction de ce qu’elles ont perdu.

Peut-on dire qu’il s’agit d’un soulagement pour vous ?

C’est plus qu’un soulagement. C’est un acte profondément humanitaire posé par le Général Doumbouya, et nous lui en sommes reconnaissants. Nous continuons à prier pour qu’il gouverne dans la stabilité, parce que cela fait vingt-sept ans que nous attendons. Quatre présidents se sont succédé avant lui. Le Général Lansana Conté a été le premier à détruire, mais il avait entamé une démarche de réparation avant sa mort. Capitaine Dadis avait voulu régler la question, mais son mandat a été interrompu. Le Général Konaté n’a pas eu le temps. Quant à Alpha Condé, qui nous avait soutenus en 1998, il avait promis réparation, mais a finalement procédé à de nouvelles destructions sans recensement, parfois même avec les biens à l’intérieur. Alors, voir aujourd’hui un président identifier toutes les victimes, évaluer les pertes, puis attribuer des titres fonciers, c’est un geste que nous saluons.

Au-delà de Kaporo-Rail, Kipé 2 et Dimesse, d’autres destructions ont eu lieu dans le pays. Espérez-vous une réparation globale ?

Oui, et les autorités travaillent dans ce sens. Nous avons été invités, avec d’autres groupes de victimes — celles du 28 septembre, de Souapiti, de Camp Boiro, ou encore du 4 juillet — à plusieurs ateliers avec des experts, notamment venus de France et du Pérou. Un projet de loi est en cours pour traiter l’ensemble des violences politiques et mettre en place un mécanisme national de réparation : décès, expropriations, violations, pertes matérielles… Une agence regroupant État et victimes devra piloter ce processus. Ce n’est pas simple, mais cela s’inscrit dans la logique de réconciliation nationale recommandée lors des assises.

Dernière question : vous aviez engagé une procédure judiciaire et obtenu une première décision du tribunal de Dixinn. Est-ce que cette voie sera abandonnée ?

Mamadou Samba Sow : Avant toute procédure, nous avions tenté de rencontrer l’ancien ministre Ibrahima Kourouma, mais il avait refusé. C’est ce qui nous a conduits devant la justice de Dixinn, où nous avions présenté toutes les preuves. Le tribunal avait reconnu que nous étions propriétaires, puis, curieusement, nous a condamnés à payer 500 millions à l’État. Nous avons alors porté le dossier devant la CEDEAO. Ensuite, il y a eu le 5 septembre. Parallèlement, nous avions déposé une plainte pénale contre Ibrahima Kourouma et Mohamed Mama Camara pour destruction de biens privés et abus d’autorité. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour juger l’ancien ministre, et Mohamed Mama Camara, toujours en fuite, a été condamné. Aujourd’hui, la procédure existe toujours, mais nous privilégions la solution nationale et l’ouverture exprimée par les autorités actuelles.

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