Le parquet général près la Cour d’appel de Kankan a annoncé l’ouverture d’une procédure judiciaire à la suite de l’enlèvement de trois personnes dans la commune urbaine de Dinguiraye. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel signé par le parquet général.
Selon le document, les faits portent sur l’enlèvement de trois citoyens résidant à Dinguiraye et présentés comme des membres de la famille d’un ancien ministre de la République. Les premières informations recueillies par le ministère public indiquent que les victimes auraient été enlevées à leur domicile par des individus encagoulés et armés.
Les ravisseurs circulaient, d’après les éléments préliminaires, à bord de trois véhicules de couleur noire. À ce stade de l’enquête, les auteurs de cet acte n’ont pas encore été identifiés.
Des faits qualifiés de graves
Face à la gravité de la situation, le parquet général estime que ces faits pourraient recevoir plusieurs qualifications pénales, notamment :
- l’enlèvement et la séquestration de personnes ;
- l’association de malfaiteurs ;
- la détention illégale d’armes.
Ces infractions sont prévues et punies par les articles 303, 784, 848 et suivants du code pénal guinéen. Le parquet souligne également que ces actes constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.
Instruction ouverte dans plusieurs juridictions
Conformément aux articles 42 et 43 du code de procédure pénale, le procureur général a instruit l’ouverture d’investigations auprès de plusieurs juridictions compétentes. Les investigations concernent notamment le procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah ainsi que les juges de paix de Dinguiraye et de Dabola.
Ces autorités judiciaires sont chargées de mener toutes les diligences nécessaires afin d’identifier les auteurs de cet enlèvement, de retrouver les victimes et de traduire les responsables devant la justice.
Cette affaire suscite déjà de vives inquiétudes dans la région, où les populations attendent des résultats rapides des investigations engagées par les autorités judiciaires.
Kokoly Joseph Kolié Correspondant régional

