Le gouvernement guinéen a annoncé la dissolution de quarante partis politiques, dont plusieurs des principales formations du pays. La décision a été rendue publique dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026 à travers un arrêté du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, diffusé par la télévision nationale.
Selon les autorités, ces partis sont dissous pour non-conformité avec la nouvelle législation encadrant les partis politiques, adoptée le 21 septembre 2025. Le ministère de tutelle évoque notamment des « manquements à leurs obligations légales » et le non-respect de certaines exigences administratives et juridiques liées au fonctionnement des formations politiques.
Les principales formations concernées
Parmi les partis dissous figurent plusieurs grandes organisations qui ont marqué la vie politique guinéenne ces dernières décennies. C’est notamment le cas de :
- l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, principal parti d’opposition depuis 2010 ;
- l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré ;
- le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG Arc-en-ciel) de l’ancien président Alpha Condé.
La liste comprend également plusieurs partis historiques du pays, notamment le Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), ancien parti au pouvoir sous le général Lansana Conté, ainsi que le Parti Démocratique de Guinée – Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), ex-parti unique sous Ahmed Sékou Touré.
Une décision politique majeure
Au total, 40 formations politiques sont concernées par cette mesure. Outre les grandes organisations, plusieurs partis de moindre envergure figurent également sur la liste.
Cette décision constitue un tournant majeur dans le paysage politique guinéen, dans un contexte de réorganisation du système partisan engagé par les autorités de la transition. Depuis plusieurs mois, le ministère de l’Administration du territoire avait lancé un processus d’évaluation et de mise en conformité des partis politiques avec la nouvelle loi adoptée en septembre 2025.

