Aboubacar Mandela Camara, cadre de l’éducation nationale et ancien conseiller technique au ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, vient de franchir une étape importante dans son parcours académique et professionnel. Spécialiste reconnu des questions éducatives, il a récemment obtenu un Master 2 en gestion des systèmes éducatifs, avec mention excellente et félicitations du jury, à l’Université Senghor d’Alexandrie.
Une spécialisation pour renforcer l’expertise éducative
Selon Aboubacar Mandela Camara, être spécialiste des questions éducatives ne se limite pas à l’expérience ou à la recherche personnelle. Cette expertise doit également être validée par des formations académiques solides au sein d’institutions reconnues à l’échelle internationale.
C’est dans cette optique qu’il s’est inscrit à l’Université Senghor, institution de la Francophonie basée à Alexandrie, en Égypte. Il y a suivi, à distance, un Master professionnel en gestion des systèmes éducatifs, avec une spécialisation dans la formation des formateurs et des directeurs d’établissements scolaires.
Cette démarche répond à un constat préoccupant : en Guinée, de nombreux responsables et gestionnaires du système éducatif, aussi bien au niveau central que dans les établissements scolaires, ne disposent pas toujours d’une spécialisation approfondie dans la gouvernance éducative.
Un collectif de spécialistes guinéens
Au cours de cette formation, Aboubacar Mandela Camara n’était pas seul. Plusieurs compatriotes guinéens participaient également au programme. Ensemble, ils ont décidé de se constituer en collectif de formateurs spécialisés en gestion des systèmes éducatifs en République de Guinée.
Reconnu pour son leadership, il a été désigné coordinateur de ce collectif, qui ambitionne de contribuer à la formation des encadreurs, des formateurs et des responsables du système éducatif guinéen.
Leur réussite académique a été saluée par le jury, qui leur a décerné une mention excellente accompagnée de félicitations, une distinction qui témoigne de la qualité de leur travail et de leur engagement.
Un parcours marqué par des responsabilités professionnelles
Débuté en 2021, ce master s’étend normalement sur près de deux ans, auxquels s’ajoute une période importante consacrée à la recherche. Toutefois, le parcours d’Aboubacar Mandela Camara a été temporairement interrompu pour des raisons professionnelles.
À cette période, il venait d’être nommé conseiller technique au ministère de l’Éducation nationale, une responsabilité qui exigeait un engagement total. Pour lui, il était essentiel de démontrer que les jeunes cadres guinéens issus des universités nationales pouvaient assumer efficacement de hautes fonctions au sein de l’administration publique.
À l’époque âgé de moins de 35 ans, il souhaitait également ouvrir la voie à d’autres jeunes talents et prouver que la nouvelle génération peut contribuer activement à la transformation et à la qualification du système éducatif guinéen.
Il reprendra finalement sa formation fin 2024, avant de la valider avec succès.

Vers un doctorat en leadership scolaire
Fort de cette réussite, Aboubacar Mandela Camara ne compte pas s’arrêter là. Il envisage désormais de poursuivre ses études jusqu’au doctorat, avec un projet de recherche consacré au leadership scolaire.
Selon lui, la Guinée manque encore de docteurs et de chercheurs spécialisés dans les sciences de l’éducation, alors même que l’éducation constitue l’un des piliers fondamentaux du développement d’une nation.
Former davantage d’experts dans ce domaine, que ce soit dans les universités nationales ou dans de grandes institutions internationales, est donc essentiel pour améliorer la qualité du système éducatif.

Un appel à la formation continue des cadres
À travers son expérience, Aboubacar Mandela Camara lance également un appel aux cadres et professionnels : celui de continuer à se former et à se spécialiser.
Il reconnaît que les ressources de l’État sont souvent limitées pour accompagner les formations des fonctionnaires. Cependant, il encourage chacun à investir personnellement dans son propre développement.
Selon lui, consacrer 10 à 15 % de ses revenus à la formation peut représenter un investissement déterminant pour l’avenir professionnel et pour la contribution au développement du pays.
« L’éducation, tout comme la santé, nécessite des professionnels qualifiés », souligne-t-il. Et même en dehors de toute fonction officielle, un citoyen formé et compétent peut toujours être utile à sa communauté, en Guinée comme ailleurs.
Laleman Guinée

