Face à la montée des tensions aux frontières entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa vive préoccupation. L’organisation sous-régionale annonce le déploiement d’une mission technique d’évaluation et exhorte les États concernés à privilégier la voie diplomatique afin d’éviter toute escalade dans cette zone sensible du bassin du fleuve Mano.
Selon la Commission de la CEDEAO, les récents développements observés dans certaines zones frontalières du bassin du fleuve Mano suscitent des inquiétudes quant à la stabilité régionale. L’organisation indique avoir décidé de déployer une mission d’évaluation technique afin d’examiner la situation sur le terrain, notamment dans la zone frontalière de Yenga entre la Guinée et la Sierra Leone.
Par ailleurs, les tensions signalées le long de la frontière de Lofa entre la Guinée et le Libéria ont conduit la CEDEAO à élargir le mandat géographique de cette mission. L’objectif est de procéder à une analyse complète des zones de friction actuelles et potentielles afin de prévenir toute escalade susceptible d’affecter la sécurité régionale.
Face à cette situation, l’institution régionale exhorte les États concernés à faire preuve d’une « retenue maximale » et à s’abstenir de toute action unilatérale qui pourrait compromettre les relations bilatérales ou fragiliser la paix dans la région. Elle insiste également sur la nécessité de respecter les frontières internationalement reconnues et de privilégier les mécanismes diplomatiques mis en place par la CEDEAO pour le règlement pacifique des différends.
La Commission réaffirme enfin son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de promouvoir le respect mutuel, la coopération et une paix durable dans le bassin du fleuve Mano, une zone stratégique pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.

