Le bilan de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a franchi le cap des 400 décès, selon les dernières données publiées par le ministère de la Santé.
Près de 40 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures, portant le total à 438 morts sur 1.406 cas confirmés, depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai. Le taux de létalité est estimé à 31,2 %.
L’épidémie touche désormais 34 zones de santé dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Une 24ᵉ zone de santé, celle de Lolwa en Ituri, est récemment entrée dans la liste des zones affectées.
Les autorités sanitaires indiquent que 192 personnes sont guéries, tandis que 609 patients restent hospitalisés ou isolés.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que le taux de létalité pourrait être sous-estimé, certains décès antérieurs à la déclaration officielle faisant encore l’objet d’investigations.
Les autorités congolaises attribuent les difficultés de la riposte à l’insécurité persistante, aux déplacements de populations, à la résistance communautaire ainsi qu’à la pression sur les structures sanitaires.
Des incidents violents ont également été signalés, notamment dans la province de l’Ituri, où un centre de traitement a été incendié et deux personnes, dont un policier, ont été tuées lors de tensions liées à la gestion d’un cas suspect.
Face à la situation, le président Félix Tshisekedi a annoncé un plan de riposte d’un montant de 319 millions de dollars, tandis que des partenaires internationaux ont promis environ 910 millions de dollars pour soutenir la lutte contre Ebola en RDC et en Ouganda.

