Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a accueilli un atelier de renforcement des capacités des journalistes guinéens sur les droits humains, la cohésion sociale et la lutte contre les discours de haine. Cette rencontre, organisée dans le cadre du projet du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF), marque la dernière étape d’une vaste campagne nationale de formation avant la mise en place de comités de veille citoyens.

À l’ouverture des travaux, la représentante du HCDH a salué l’engagement des journalistes présents, soulignant leur rôle déterminant dans la promotion des droits humains, de la paix et de la cohésion sociale en Guinée.
Elle a rappelé que « le métier de journaliste est étroitement lié à la défense des droits humains, même si cette réalité est parfois sous-estimée. cette formation vise avant tout à renforcer les compétences des professionnels des médias, à favoriser le partage d’expériences et à harmoniser votre connaissances sur les droits humains et la prévention des discours de haine.
L’objectif final est la création d’un comité de veille chargé d’assurer le suivi des discours de haine et de servir de mécanisme d’alerte précoce afin de prévenir les tensions et les conflits. »
Prenant la parole, le secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) s’est félicité de l’aboutissement de cette série d’ateliers lancée le 24 mars dernier.
Il a indiqué que cette initiative a couvert les sept régions administratives du pays ainsi que les préfectures, grâce à la participation de représentants des médias publics et privés venus de toutes les localités. Une approche qui, selon lui, fait de cette campagne la plus importante formation des journalistes organisée ces dernières années en Guinée.
Le responsable syndical a salué l’accompagnement des partenaires des Nations unies, notamment le HCDH et le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), qui ont permis la réussite de cette initiative.
« je suis convaincu que les journalistes bien formés contribueront efficacement à la consolidation de la paix, nous SPPG appele les partenaires à poursuivre ce type d’initiatives et à les inscrire dans la durée.
Le syndicat estime disposer des capacités organisationnelles nécessaires pour conduire régulièrement des formations sur différentes thématiques liées au journalisme, aux droits humains et à la cohésion sociale dans l’ensemble du pays. »
Le secrétaire général a également mis en avant le fonctionnement démocratique du SPPG. Il a rappelé que le syndicat a poursuivi normalement ses activités malgré l’absence de son premier responsable, preuve, selon lui, de la solidité de son organisation et de sa gestion collégiale.
Depuis sa création en 2015, le SPPG organise régulièrement ses congrès à l’expiration de chaque mandat, illustrant ainsi son attachement aux principes de démocratie, d’alternance et de bonne gouvernance qu’il défend également dans le paysage médiatique national.
Sekou Pendesa Jamal rappelle qu’« À l’issue de cet atelier, un comité de veille sera installé à Conakry, comme cela a été fait dans les régions de l’intérieur du pays. Ces structures auront pour mission de surveiller les discours de haine, d’alerter en cas de risques de tensions et de contribuer à la promotion d’un environnement médiatique favorable à la paix, aux droits humains et à la cohésion sociale. »
Laleman Guinée

