L’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo continue de progresser. Selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires congolaises, le bilan s’élève désormais à 1 708 cas confirmés, dont 580 décès.
Déclarée le 15 mai dernier, cette flambée est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola. Elle touche principalement les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où l’insécurité persistante, les déplacements de populations et la faiblesse des infrastructures sanitaires compliquent les opérations de riposte.
D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les équipes médicales poursuivent les activités de surveillance, la recherche des cas contacts et la prise en charge des patients. Plus de 10 000 personnes font actuellement l’objet d’un suivi sanitaire, alors que les centres de traitement restent fortement sollicités.
Des avancées ont néanmoins été enregistrées dans le dispositif de réponse, notamment grâce au renforcement des capacités de diagnostic avec le déploiement de laboratoires dans les zones affectées, permettant une détection plus rapide des cas.
Par ailleurs, des essais cliniques sont en cours pour évaluer l’efficacité de traitements expérimentaux, notamment l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, contre cette souche du virus Ebola.
Malgré ces efforts, l’évolution de l’épidémie demeure préoccupante. Les violences armées dans certaines zones continuent de limiter l’accès des équipes sanitaires, tandis que plusieurs chaînes de transmission restent actives.
Les autorités congolaises appellent la population à renforcer les mesures de prévention et à signaler rapidement tout cas suspect afin de freiner la propagation du virus.

