La Fédération Syndicale Professionnelle de la Santé (FSPS), affiliée à la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), a décidé d’engager un bras de fer avec les autorités en charge de la santé. Réunis en assemblée générale, les responsables syndicaux du secteur ont annoncé leur intention de déposer un préavis de grève dès ce jeudi.
Selon Sophie Daniel Kourouma, secrétaire générale de la Fédération Syndicale Professionnelle de la Santé et deuxième secrétaire générale adjointe de la CNTG, cette décision fait suite à plusieurs tentatives infructueuses de dialogue avec les responsables du département de la Santé.
« Aujourd’hui, force est de reconnaître qu’en assemblée générale, unanimement, tous les responsables syndicaux des structures de santé de la République de Guinée sont à bout de souffle. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », a-t-elle déclaré.
La syndicaliste explique que les travailleurs de la santé réclament depuis plusieurs mois des informations claires sur l’évolution de leur statut particulier ainsi que sur les avantages qui y sont prévus. Malgré plusieurs démarches entreprises pour rencontrer la ministre de la Santé, les syndicats affirment n’avoir obtenu aucune réponse satisfaisante.
Face à cette situation, l’assemblée générale a décidé de passer à l’étape supérieure en déposant un préavis de grève. Conformément à la législation en vigueur, ce préavis courra sur une période de dix jours francs.
« Si les autorités sont de bonne foi et manifestent la volonté de dialoguer, nous serons autour de la table des négociations pour discuter des préoccupations du personnel de santé », a précisé Sophie Daniel Kourouma.
Parmi les principales revendications figurent l’application effective des avantages prévus dans le statut particulier du personnel de santé ainsi que la revalorisation des différentes primes accordées aux agents du secteur. Au total, les syndicats évoquent douze points de revendication.
La responsable syndicale a par ailleurs prévenu que le mouvement de grève sera déclenché à l’expiration du préavis si aucune avancée significative n’est enregistrée.
« Tout est déjà décidé. Si au onzième jour nous n’avons pas de suite favorable, nous irons naturellement en grève », a-t-elle insisté.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par de nombreuses attentes des professionnels de santé, qui réclament une amélioration de leurs conditions de travail et une meilleure prise en compte de leurs acquis sociaux.

